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octobre 2026

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Consigner le solde de 5 % en VEFA : dans quels cas et comment

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Consigner le solde de 5 % en VEFA : dans quels cas et comment

Le jour de la remise des clés, il vous reste 5 % du prix à régler au promoteur. Si le logement ne correspond pas à ce que prévoyait le contrat, la réglementation vous permet de consigner cette somme plutôt que de la verser. Bien utilisé, ce levier accélère les reprises ; mal préparé, il crée un conflit inutile le jour de la livraison.

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L’essentiel

L’article R261-14 du Code de la construction et de l’habitation rend le solde du prix payable à la mise à disposition du logement, mais autorise sa consignation en cas de contestation sur la conformité avec les prévisions du contrat. La somme n’est pas gardée par l’acquéreur : elle est déposée chez un tiers, par exemple la Caisse des dépôts et consignations ou un séquestre convenu comme le notaire, jusqu’à la levée des réserves ou au règlement du litige. La consignation suppose des réserves de conformité réelles, inscrites au procès verbal, et une préparation en amont avec le notaire et la banque.

Retenir le solde sans le consigner n’est pas une consignation : vous vous exposeriez à être considéré comme défaillant.

Échéancier

Le solde, dernier levier de l’acquéreur

En VEFA, le prix se règle au fil du chantier, dans la limite de plafonds cumulés fixés par l’article R261-14 : 35 % à l’achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d’eau, 95 % à l’achèvement de l’immeuble. Le solde de 5 % est payable lors de la mise du logement à votre disposition, c’est à dire le jour de la livraison.

Ce solde a un poids particulier. Tant qu’il n’est pas versé au promoteur, celui ci a un intérêt direct à lever rapidement les réserves. Une fois payé, vous ne disposez plus d’aucun moyen financier pour accélérer les reprises : il ne reste que les relances, la mise en demeure et, le cas échéant, l’action en justice.

Principe

Ce que permet la consignation

Le même article prévoit que le solde peut être consigné en cas de contestation sur la conformité avec les prévisions du contrat. Consigner, ce n’est pas refuser de payer : la somme quitte votre compte pour être déposée chez un tiers, qui la remettra au promoteur une fois les réserves levées, ou la répartira selon l’accord trouvé ou la décision rendue.

Cette démarche montre votre bonne foi tout en préservant vos droits. Elle se distingue nettement de la simple rétention du solde, qui laisse l’argent entre vos mains et peut vous faire passer pour un acquéreur défaillant, exposé aux pénalités prévues à l’acte pour retard de paiement.

Le texte ne désigne pas de dépositaire particulier. C’est pourquoi la question doit être réglée à l’avance, avec le notaire, plutôt que découverte le jour de la livraison.

Conformité

Quelles réserves la justifient

Le texte vise les contestations de conformité, c’est à dire un écart entre le logement livré et ce que prévoyait le contrat : surface ou distribution différente du plan, équipement de la notice absent ou remplacé, matériau ou prestation de gamme inférieure. Une rayure de plinthe ou un joint à reprendre relèvent plutôt de l’exécution, et leur rattachement à la consignation est discuté.

La frontière n’est pas toujours nette : un défaut important qui empêche l’usage normal d’une pièce ou d’un équipement peut être présenté comme un défaut de conformité. Quelques repères :

  • Cuisine équipée prévue à la notice et absente : réserve de conformité, consignation justifiée.
  • Surface inférieure au plan au delà de la tolérance contractuelle : réserve de conformité.
  • Terrasse privée d’évacuation fonctionnelle, inutilisable par temps de pluie : réserve sérieuse, à qualifier.
  • Rayures sur des plinthes : réserve d’exécution, consignation disproportionnée.
Dossier de vente immobiliere ouvert sur le bureau d une etude notariale

Le solde est dû à la remise des clés, sauf consignation en cas de contestation sur la conformité.

Préparer

Préparer la démarche avant la livraison

La consignation se prépare, elle ne s’improvise pas devant le représentant du promoteur. Quelques semaines avant la livraison, informez le notaire chargé de la vente de votre intention de consigner si des réserves de conformité sont constatées, et demandez lui les modalités pratiques : séquestre convenu à l’étude, ou dépôt auprès de la Caisse des dépôts et consignations. Si le solde est financé par un prêt, prévenez aussi votre banque pour que les fonds soient débloqués vers le dépositaire et non vers le promoteur.

Relisez l’acte : certains vendeurs subordonnent la remise des clés au versement préalable du solde, ce qui complique l’exercice de la consignation. Votre notaire vous dira comment concilier cette clause avec la faculté prévue par le texte. Une visite de pré livraison permet en outre de repérer en amont les non conformités probables.

Jour J

Le jour de la livraison

Contrôlez le logement, ses annexes et ses équipements en les comparant au plan et à la notice. Chaque non conformité est inscrite au procès verbal en citant la référence contractuelle concernée. Mesurez les surfaces si un doute existe : un écart se constate et se réserve le jour même. Parking inutilisable, cave absente, accès promis non réalisé peuvent aussi fonder des réserves de conformité.

Le solde est ensuite versé au dépositaire convenu plutôt qu’au promoteur. Dans les jours qui suivent, adressez au promoteur une lettre recommandée qui rappelle les réserves de conformité, indique où et quand le solde a été consigné, et précise que la somme lui sera remise dès la levée des réserves constatée contradictoirement. Joignez la copie du procès verbal et, le cas échéant, le rapport de votre expert.

Dans les programmes importants de la Métropole de Lyon, les livraisons s’enchaînent parfois sur des créneaux serrés, et le représentant du promoteur multiplie les rendez vous dans la journée. C’est dans ce contexte qu’un acquéreur est tenté de signer vite et de payer sans réserve. Une démarche préparée vous permet de garder la main.

Proportion

Rester proportionné et garder le dialogue

Consigner l’intégralité du solde pour une rayure ou un joint risque de braquer le promoteur et de retarder des reprises simples. À l’inverse, renoncer à consigner face à une cuisine absente ou une surface manquante vous prive de votre principal levier. Un rapport d’expert établi le jour de la livraison donne une base objective à la décision, réserve par réserve, et permet de proportionner la somme consignée à l’enjeu des non conformités constatées.

La consignation n’est pas une déclaration de guerre. Proposez dans le même courrier une date de visite de levée des réserves, en présence de votre expert si possible. Si le promoteur conteste la qualification d’une réserve, l’expert expose son analyse. À défaut d’accord, c’est le juge qui tranchera le sort de la somme.

Calculatrice et documents de financement immobilier sur une table

Le notaire chargé de la vente peut être convenu comme séquestre de la somme consignée.

Levée

Libérer la somme

Une fois les reprises faites, une visite contradictoire constate la levée de chaque réserve et donne lieu à un procès verbal signé par les deux parties. Ce document permet au dépositaire de verser la somme au promoteur. Si certaines réserves subsistent, les parties peuvent convenir de libérer une partie du solde et de maintenir le reste consigné jusqu’aux dernières reprises.

Gardez en parallèle l’œil sur les délais. La consignation ne concerne que le solde du prix : les vices et défauts de conformité apparents réservés doivent, à défaut de reprise, faire l’objet d’une action dans l’année qui suit la plus tardive des dates prévues par l’article 1642-1 du Code civil, comme le prévoit l’article 1648. Les désordres apparus ensuite relèvent des garanties légales.

Accompagnement

Se faire accompagner

Qualifier une réserve (conformité ou exécution), la rédiger en citant la notice ou le plan, mesurer une surface, décider de consigner tout ou partie du solde : ces choix se font en quelques heures, le jour de la livraison, sous la pression d’un planning serré. Un expert à vos côtés sécurise chacun d’eux.

Notre assistance à la livraison VEFA qualifie et rédige les réserves avec vous, et notre assistance VEFA dans le Rhône couvre l’ensemble du parcours, de la visite des cloisons à la levée des réserves. Pour toute question sur votre situation, contactez nous.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Puis je refuser de payer le solde de 5 % ?

Non, mais vous pouvez le consigner auprès d’un tiers en cas de contestation sur la conformité du logement.

Auprès de qui consigner ?

Auprès d’un dépositaire, par exemple la Caisse des dépôts et consignations ou un séquestre convenu entre les parties, comme le notaire.

Un défaut de finition justifie t il la consignation ?

Le texte vise la conformité. Un défaut de finition mineur ne la justifie pas ; un défaut grave affectant l’usage peut se discuter.

Quand la somme est elle versée au promoteur ?

Après la levée des réserves, constatée de préférence par un procès verbal contradictoire.

Ma banque doit elle être informée ?

Oui, si le solde est financé par un prêt, afin que les fonds soient débloqués vers le dépositaire.

Peut on consigner une partie seulement du solde ?

Oui, si les parties en conviennent, en proportion de l’importance des réserves restant à lever.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article R261-14, Légifrance
  • Code civil, articles 1601-3, 1642-1 et 1648, Légifrance
  • Assemblée nationale, question écrite n° 12969 sur la consignation du solde en VEFA


"Immeuble
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Logement issu de la transformation de bureaux : les points à vérifier

VEFA

Logement issu de la transformation de bureaux : les points à vérifier

Des immeubles tertiaires vieillissants, à Lyon comme dans les communes de la Métropole, trouvent une seconde vie en logements. Vendus sur plan ou après rénovation, ces appartements offrent parfois des emplacements recherchés et de beaux volumes. Ils ont aussi des particularités techniques qu’un acheteur doit connaître avant de signer.

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L’essentiel

Un immeuble de bureaux transformé conserve d’ordinaire sa structure (poteaux, poutres, planchers, noyaux d’escalier) et parfois sa façade ; tout le reste est créé ou repris : cloisons, réseaux d’eau et d’évacuation, ventilation, isolation acoustique et thermique, ouvrants, sécurité incendie. Avant d’acheter, vérifiez le type de contrat (VEFA ou vente d’immeuble à rénover), car les garanties diffèrent, puis la profondeur et l’éclairage des pièces, la hauteur sous plafond réelle, l’emplacement des gaines, l’acoustique entre logements, le confort d’été et le traitement de l’amiante. La visite des cloisons est ici particulièrement précieuse.

Contrat

VEFA ou vente d’immeuble à rénover : vérifiez d’abord le contrat

Ces logements sont vendus selon deux régimes. Lorsque les travaux sont assimilables à une construction neuve, l’opération peut relever de la vente en l’état futur d’achèvement, avec ses protections : garantie financière d’achèvement, paiements plafonnés selon l’avancement, garanties de parfait achèvement, biennale et décennale. Dans d’autres cas, le vendeur recourt à la vente d’immeuble à rénover, encadrée par les articles L262-1 et suivants du Code de la construction et de l’habitation.

Dans ce second régime, les garanties légales du vendeur portent sur les travaux qu’il réalise, et non sur les parties de l’immeuble conservées en l’état. Lisez donc la description précise des travaux prévus : ce qui n’y figure pas reste, pour l’essentiel, à vos risques. Votre notaire vous expliquera les conséquences du régime retenu sur votre opération.

Le passage de bureaux à habitation constitue en outre un changement de destination, soumis à autorisation d’urbanisme (déclaration préalable ou permis de construire selon les travaux). Vérifiez que l’autorisation a été obtenue, qu’elle couvre bien l’opération décrite et qu’elle est devenue définitive.

Structure

Une structure conservée, à interroger

Les poteaux, poutres, planchers et noyaux de circulation sont en principe conservés. Conçus pour des charges de bureaux, en principe supérieures à celles d’un logement, ils offrent une réserve favorable. Ils peuvent pourtant présenter des pathologies liées à leur âge : béton carbonaté, armatures corrodées, éclatements en sous face, fissures. Le promoteur a dû faire réaliser un diagnostic de structure et, si besoin, des confortements.

Demandez quelles conclusions ce diagnostic a tirées et quels travaux en ont découlé. Pour les immeubles dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, interrogez aussi le vendeur sur l’amiante : flocages, faux plafonds, dalles de sol, colles ou conduits ont pu en contenir. Le dossier technique amiante indique si les matériaux ont été retirés ou s’il en subsiste, encapsulés, dans les parties communes.

Plans

Des plans dictés par l’existant

La trame des poteaux et des façades impose sa loi. Il en résulte parfois des logements atypiques : poteau au milieu du séjour, retombée de poutre dans une chambre, fenêtres réparties de façon inégale. Ce ne sont pas des défauts, à condition de les repérer sur le plan avant de réserver et de vérifier qu’ils conviennent à votre aménagement.

Les plateaux de bureaux sont aussi profonds. Découpés en appartements, ils peuvent donner des pièces éloignées des fenêtres, avec cuisines et salles d’eau placées au cœur du logement, sans ouverture. Contrôlez sur le plan la profondeur de chaque pièce principale, sa surface vitrée et son orientation. Une chambre en second jour ou un séjour éclairé d’un seul côté sur une grande profondeur changent la qualité de vie au quotidien.

Demandez un plan meublé à l’échelle, ou dessinez le vous même : un lit, une table ou un canapé placés sur le plan révèlent vite si un poteau ou une retombée gêne l’usage de la pièce.

Plateau de bureaux vide avec poteaux en beton avant cloisonnement

Un plateau de bureaux avant cloisonnement : la structure reste, tout le reste est à créer.

Hauteurs et réseaux

Hauteurs, gaines et réseaux

Les bureaux offrent des hauteurs d’étage généreuses, mais ils comportaient faux plafonds techniques et planchers surélevés pour les câbles. La transformation les remplace par des chapes, des faux plafonds et des soffites qui accueillent les réseaux des logements. La hauteur sous plafond finale peut donc varier d’une pièce à l’autre : vérifiez les cotes au plan, puis sur place lors de la visite des cloisons.

Surtout, un immeuble de bureaux ne possédait ni cuisines ni salles de bains dans chaque lot. Il faut créer des colonnes d’eau et d’évacuation, des gaines de ventilation et des réseaux électriques pour chaque appartement. Ces réseaux doivent être bien dimensionnés, accessibles par des trappes pour l’entretien et isolés pour ne pas transmettre de bruit. Les longueurs d’évacuation horizontales, imposées par la position des colonnes, méritent une attention particulière.

Acoustique

Acoustique entre logements

Les planchers et cloisons d’un immeuble tertiaire n’ont pas été pensés pour séparer des logements. Le bruit d’un plateau ouvert est toléré en journée, celui d’un voisin la nuit beaucoup moins. La transformation doit donc ajouter des chapes flottantes désolidarisées des murs, des doublages et des cloisons séparatives performantes, ainsi que des traitements autour des gaines et des colonnes.

Une acoustique insuffisante est l’un des défauts les plus difficiles à corriger après la livraison. Interrogez le promoteur sur les performances visées et sur les mesures prévues en fin de chantier. Lors de la visite des cloisons, l’expert vérifie la présence des résilients, des bandes de désolidarisation et des isolants dans les cloisons séparatives, avant qu’ils ne disparaissent sous les finitions.

Méfiez vous aussi des bruits d’équipements : ascenseur, local technique ou caisson de ventilation installés contre une chambre. Leur emplacement figure sur les plans : repérez le avant de choisir votre lot.

Confort

Façades, ventilation et confort d’été

Les immeubles de bureaux sont conçus avec de larges surfaces vitrées, parfois fixes, et une climatisation centrale. Transformés en logements sans climatisation, ils peuvent surchauffer, surtout aux étages élevés et sur les façades sud et ouest. La transformation doit créer des ouvrants, des garde-corps, parfois des balcons, et prévoir des protections solaires extérieures et des vitrages adaptés. Demandez si une étude de confort d’été a été menée et quelles solutions ont été retenues.

La ventilation change aussi de logique : chaque logement doit disposer d’une ventilation mécanique adaptée, simple ou double flux. Vérifiez le système retenu, l’emplacement des bouches, le bruit des caissons et l’entretien prévu. Le mode de chauffage (collectif, réseau de chaleur, pompe à chaleur, électrique) conditionne enfin vos charges : demandez la performance énergétique annoncée.

Sejour lumineux amenage dans un ancien immeuble de bureaux avec grandes baies

Les grandes baies héritées du tertiaire apportent la lumière, mais exigent des protections solaires.

Immeuble

Sécurité, accès et copropriété

Les règles de sécurité incendie applicables aux bureaux et aux logements diffèrent. La transformation doit adapter les dégagements, les escaliers, le désenfumage et les portes, ainsi que les accès au parking et aux locaux techniques. Interrogez le vendeur sur ces adaptations et sur l’avis des services compétents.

Certains immeubles restent mixtes, avec des commerces ou des bureaux en rez de chaussée. Lisez le règlement de copropriété : répartition des charges, usage des parties communes, horaires de livraison, nuisances possibles d’une activité voisine. Les équipements hérités du tertiaire (groupes froids, ascenseurs de grande capacité) peuvent peser sur les charges s’ils sont conservés.

Visites

Des visites à ne pas manquer

Dans une transformation, l’essentiel se joue avant les finitions. La visite des cloisons permet de contrôler les gaines, les hauteurs, les attentes et l’isolation acoustique tant que tout est encore visible. La visite de pré livraison repère les défauts à corriger, et la livraison fixe les réserves.

Notre assistance VEFA dans le Rhône vous accompagne à ces étapes, avec une attention particulière aux points propres aux reconversions de bureaux. Si l’opération est vendue en vente d’immeuble à rénover, contactez nous : la mission s’adapte au périmètre des travaux décrits dans votre contrat.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Un logement issu de bureaux est il de bonne qualité ?

Tout dépend de la conception et de l’exécution. Profondeur, acoustique, ventilation, réseaux et confort d’été sont les points décisifs.

Les garanties sont elles celles du neuf ?

Oui si la vente est conclue en VEFA. En vente d’immeuble à rénover, les garanties portent sur les travaux réalisés par le vendeur.

L’acoustique est elle un point faible ?

Elle peut l’être si elle n’a pas été traitée avec soin. Demandez les performances visées et les mesures de fin de chantier.

La hauteur sous plafond sera t elle suffisante ?

En principe oui, mais faux plafonds et soffites peuvent la réduire localement : vérifiez les cotes au plan et sur place.

Faut il s’inquiéter de l’amiante ?

Pour un immeuble dont le permis est antérieur au 1er juillet 1997, consultez le dossier technique amiante pour savoir ce qui a été retiré ou subsiste.

La visite des cloisons est elle utile ici ?

Particulièrement, car gaines, résilients acoustiques et hauteurs sont encore visibles avant les finitions.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, article 1601-3, Légifrance
  • Code de la construction et de l’habitation, articles L261-10 et suivants, et L262-1 et suivants (vente d’immeuble à rénover), Légifrance
  • Code de la santé publique, articles R1334-14 et suivants (repérage de l’amiante), Légifrance


"Terrasse
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Balcon et terrasse d’un logement neuf : les défauts à repérer

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Balcon et terrasse d’un logement neuf : les défauts à repérer

Loggia, balcon filant, terrasse en attique : dans les programmes neufs de Lyon et de sa métropole, l’espace extérieur pèse lourd dans le choix d’un appartement. C’est aussi l’endroit où se concentrent les risques d’infiltration et certains enjeux de sécurité. Pentes, évacuations, seuils, relevés, garde-corps : voici ce qu’il faut contrôler, de la pré livraison à la remise des clés.

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L’essentiel

Un balcon ou une terrasse doit évacuer l’eau sans stagnation et sans infiltration vers votre logement ou celui du dessous. Le jour de la livraison, contrôlez les pentes à l’eau, le dégagement des évacuations et des trop pleins, le seuil de la porte fenêtre, les relevés d’étanchéité visibles, la fixation et la hauteur des garde-corps, la planéité des revêtements et l’état des sous faces. Chaque défaut apparent doit être inscrit en réserve : non signalé à ce stade, il devient difficile à faire reprendre. Une terrasse située au dessus d’un autre logement est une toiture à part entière, et mérite le même examen.

Enjeu

Un espace exposé, une jonction délicate

Pluie battante, soleil, gel, grêle : un balcon subit toutes les intempéries, et l’eau doit le quitter vite, sans pénétrer dans la structure ni dans le logement. Le point le plus délicat est la jonction avec l’intérieur, au droit de la porte fenêtre. Le concepteur doit concilier deux exigences contraires : un seuil assez bas pour rester accessible, et une étanchéité qui empêche l’eau de passer sous la menuiserie.

Une terrasse posée au dessus d’un logement joue, elle, le rôle d’une toiture. Son étanchéité protège l’appartement inférieur, et un défaut chez vous peut se traduire par une auréole au plafond du voisin. Pour toutes ces raisons, les extérieurs méritent un contrôle aussi minutieux que les pièces intérieures, et non un simple coup d’œil depuis la baie vitrée.

Pentes

Tester les pentes avec de l’eau

Le revêtement doit présenter une pente suffisante vers les évacuations, conformément aux règles de l’art, pour qu’aucune eau ne stagne. Le test est simple : versez un seau d’eau et observez. Une flaque qui persiste plusieurs minutes, surtout contre la façade ou devant le seuil, est un défaut à réserver. Photographiez la avec un repère et mesurez sa surface.

Sur les dalles posées sur plots, l’eau s’écoule entre les joints et ruisselle sur l’étanchéité placée dessous. Le contrôle se fait alors en soulevant une dalle, si c’est possible, pour vérifier que l’eau atteint bien l’évacuation et qu’aucun gravat n’encombre la membrane. Vérifiez aussi que les dalles ne basculent pas sous le pied.

Évacuations

Évacuations, trop pleins et sous faces

Siphons de sol, gargouilles, descentes d’eaux pluviales : chaque évacuation doit être présente, libre et fonctionnelle. En fin de chantier, gravats et laitance de mortier peuvent les obstruer. Une terrasse doit en outre disposer de trop pleins, qui évitent la montée de l’eau si l’évacuation principale se bouche. Comparez avec les plans pour vous assurer qu’aucun n’a été oublié, et vérifiez que chaque siphon est muni de sa grille ou de sa crapaudine, qui retient les feuilles.

Observez ensuite les sous faces : celle du balcon de l’étage au dessus, et la vôtre si vous pouvez la voir depuis le niveau inférieur. Coulures, auréoles, efflorescences blanchâtres ou fissures signalent un défaut d’étanchéité ou d’évacuation. Le nez de dalle doit comporter une goutte d’eau, petite rainure qui empêche l’eau de couler le long de la façade.

Flaque d eau sur un balcon neuf pres d une evacuation

Une terrasse en attique fait office de toiture pour le logement du dessous.

Seuils

Seuils et relevés d’étanchéité

Au pied de la porte fenêtre, regardez comment l’eau est arrêtée : relevé d’étanchéité sous la menuiserie, grille de caniveau devant un seuil abaissé, joint continu entre le dormant et la maçonnerie. Un seuil à fleur de terrasse sans dispositif d’évacuation, un joint fendu ou une trace d’humidité sur le sol intérieur près de la baie sont à réserver.

Sur une terrasse, l’étanchéité remonte le long des murs, des acrotères et des seuils, puis elle est protégée en tête par une bande métallique, un solin ou un habillage. Ces relevés sont en partie masqués, mais leur état visible renseigne : habillage décollé, solin fissuré, enduit de relevé microfissuré. Une fissure à cet endroit est une porte d’entrée pour l’eau.

Garde-corps

Garde-corps : un point de sécurité

La norme NF P01-012 fixe les règles applicables aux garde-corps : hauteur minimale, résistance, et dispositions qui empêchent un enfant de les escalader. Lors de la livraison, poussez fermement sur la lisse : aucun jeu ne doit apparaître. Vérifiez les fixations, l’état des remplissages vitrés ou métalliques, l’absence d’élément horizontal formant marchepied, et l’absence d’objet fixe (jardinière intégrée, coffret) qui réduirait la hauteur utile.

Un garde-corps qui bouge se réserve et se signale comme un risque, par écrit, en demandant une intervention rapide. Ne laissez pas un enfant accéder au balcon tant que la reprise n’est pas faite.

Pour un remplissage vitré, vérifiez que le verre n’est ni rayé ni éclaté en rive, et que les pinces ou profils qui le maintiennent sont complets et serrés. Sur un garde-corps métallique, un départ de rouille dès la livraison signale une protection anticorrosion insuffisante : il se réserve.

Finitions

Revêtements, façade et équipements

Carrelage, dalles sur plots ou lames de bois composite doivent être posés sans désaffleur marqué, sans élément fissuré ou instable, avec des joints réguliers. Les traces de ciment, de peinture ou de colle sur les revêtements, les menuiseries et les vitrages se réservent également.

La jonction entre balcon et façade est un autre point de vigilance. Les immeubles récents isolent le balcon de la dalle intérieure par des rupteurs de ponts thermiques, dont le traitement doit préserver la continuité de l’étanchéité. Regardez l’enduit ou le parement au droit du balcon (fissures, décollements) et, à l’intérieur, le pied du mur derrière la baie. Si la notice prévoit un éclairage, une prise étanche ou un robinet extérieur, vérifiez leur présence et leur fonctionnement.

Seuil de porte fenetre donnant sur une terrasse neuve

Une flaque qui persiste près d’une évacuation trahit un défaut de pente.

Attiques

Terrasses en attique et loggias

Les terrasses des derniers niveaux, en attique, sont de véritables toitures terrasses : étanchéité, isolation, relevés et évacuations y protègent les logements du dessous. Avant d’y installer de grands bacs plantés, demandez au syndic ou au promoteur les charges admissibles, et choisissez des jardinières drainées et surélevées pour ne pas abîmer la membrane. Certaines terrasses et toitures sont végétalisées : renseignez vous sur l’entretien prévu, car un drain colmaté par les racines ou les feuilles provoque des débordements.

Une loggia, couverte et en retrait, reçoit moins de pluie, mais elle doit évacuer l’eau de lavage et les entrées de pluie par vent fort. Vérifiez la présence d’une évacuation et la pente. Fermer une loggia après coup suppose des démarches d’urbanisme et une autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires.

Sur une terrasse orientée au sud ou à l’ouest, la chaleur estivale sollicite fortement revêtements et joints. Vérifiez que les protections solaires prévues à la notice (stores, brise soleil, pergola) sont posées et manœuvrent correctement.

Garanties

Réserves, garanties et bon usage

La visite de pré livraison permet de repérer ces défauts quelques semaines avant la remise des clés, quand une reprise de pente ou d’étanchéité est encore simple. Le jour de la livraison, testez à l’eau, photographiez, contrôlez seuils et garde-corps, et inscrivez chaque défaut en réserve, avec l’aide de notre assistance à la livraison VEFA.

Après la livraison, un défaut d’étanchéité qui apparaît se notifie par écrit au titre de la garantie de parfait achèvement. Une infiltration qui rend le logement impropre à sa destination relève de la garantie décennale, et l’assurance dommages ouvrage en préfinance la réparation. Côté usage, nettoyez les évacuations deux fois par an et ne percez jamais l’étanchéité ou les relevés pour fixer un store ou une jardinière : un percement peut vous priver des garanties pour l’infiltration qui en résulte. Pour un suivi complet, voyez notre assistance VEFA dans le Rhône.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Comment vérifier la pente de mon balcon ?

Versez de l’eau et observez l’écoulement : une flaque qui persiste plusieurs minutes, surtout contre la façade ou le seuil, est un défaut à réserver.

Les évacuations doivent elles être livrées propres ?

Oui, elles doivent être libres et fonctionnelles le jour de la livraison, comme les trop pleins d’une terrasse.

Un seuil de porte fenêtre très bas est il un défaut ?

Pas en soi, mais il doit être associé à un dispositif qui empêche l’eau d’entrer, comme une grille de caniveau.

Un garde-corps qui bouge légèrement doit il être réservé ?

Oui, et il faut le signaler par écrit comme un risque de sécurité, avec une demande d’intervention rapide.

Puis je installer de grandes jardinières en attique ?

Après avoir vérifié les charges admissibles, avec des bacs drainés et surélevés qui ne percent pas l’étanchéité.

Que faire si une infiltration apparaît après la livraison ?

La notifier par lettre recommandée au promoteur au titre des garanties, avec photos et localisation précise.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1642-1, 1792 et 1792-6, Légifrance
  • Norme NF P01-012, dimensions des garde-corps, AFNOR
  • Documents techniques unifiés relatifs à l’étanchéité des toitures terrasses, AFNOR


"Chantier
VEFA

Retard de livraison en VEFA : vos droits et la marche à suivre

VEFA

Retard de livraison en VEFA : vos droits et la marche à suivre

La date de remise des clés de votre appartement neuf recule une première fois, puis une deuxième. Pendant ce temps, vous payez un loyer, des intérêts intercalaires, parfois un garde-meubles. Que prévoit votre contrat, quelles causes de retard le promoteur peut il invoquer, et comment faire valoir vos droits sans compromettre la livraison ?

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L’essentiel

Le contrat de VEFA doit préciser le délai de livraison (article L261-11 du Code de la construction et de l’habitation). Il comporte en pratique des causes légitimes de suspension, comme les intempéries ou la défaillance d’une entreprise, qui repoussent la date à condition d’être stipulées et justifiées. Au delà de la date ainsi prorogée, les pénalités contractuelles s’appliquent ; à défaut de pénalités, vous pouvez demander réparation de votre préjudice en le prouvant. La démarche efficace tient en quatre gestes : lire les clauses, exiger les justificatifs par écrit, chiffrer votre préjudice et, si besoin, mettre en demeure le promoteur.

Contrat

Ce que fixe votre contrat

Le contrat de réservation, puis l’acte authentique, indiquent la date ou le délai de livraison. En pratique, l’acte comporte aussi une clause énumérant les causes légitimes de suspension du délai : intempéries au delà d’un seuil de jours, grève, procédure collective ou défaillance d’une entreprise, injonction administrative ou judiciaire, retard de paiement de l’acquéreur. Chaque jour de cause légitime justifiée repousse la date de livraison, parfois d’une durée majorée si la clause le prévoit.

Le contrat peut également fixer des pénalités par jour ou par mois de retard au delà de la date prorogée. Relisez ces deux clauses dès le premier report annoncé : elles déterminent l’essentiel de vos droits. Si votre exemplaire est introuvable, demandez une copie de l’acte à votre notaire.

Causes

Des causes à justifier, pas seulement à invoquer

Une cause de report n’est opposable que si elle figure au contrat et si elle est justifiée. Pour les intempéries, le promoteur produit en principe une attestation du maître d’œuvre fondée sur des relevés météorologiques, avec le décompte des journées concernées. Pour la défaillance d’une entreprise, il justifie de la procédure collective ou de la résiliation du marché, puis du délai nécessaire pour la remplacer.

Demandez ces pièces par écrit, cause par cause. Une cause absente du contrat, ou invoquée sans justificatif, ne prolonge pas le délai. Certains aléas tiennent au site : fouilles d’archéologie préventive prescrites par l’État, possibles dans une ville d’origine antique comme Lyon, terrain proche des fleuves où la nappe complique les sous sols, sol plus difficile que prévu. Ils ne valent cause légitime que si le contrat les vise, directement ou par une clause plus générale.

Trois exemples. Le promoteur annonce vingt jours d’intempéries sans pièce : demandez les relevés et l’attestation du maître d’œuvre. Une entreprise de gros œuvre est placée en redressement judiciaire : la cause est en principe admise si le contrat la prévoit, sur justificatif de la procédure. Un recours contre le permis de construire interrompt le chantier : la clause sur les causes administratives s’applique, si elle existe.

Préjudice

Pénalités et préjudice à chiffrer

Lorsque le contrat prévoit des pénalités, elles courent à partir de la date de livraison prorogée des causes légitimes. Elles se règlent en principe à la livraison, par versement ou par compensation. Lorsqu’il n’en prévoit pas, vous pouvez rechercher la responsabilité contractuelle du promoteur (article 1231-1 du Code civil), à condition de démontrer un préjudice causé par un retard injustifié.

Ce préjudice se documente au fil de l’eau : loyers payés pendant la période de retard, garde-meubles, relogement temporaire, déménagement supplémentaire, intérêts intercalaires facturés par la banque sur les fonds débloqués, perte de loyers si vous avez acheté pour louer. Conservez chaque facture et chaque relevé bancaire. Pour un investissement locatif, vérifiez aussi les conditions de délai d’achèvement attachées à un éventuel dispositif fiscal.

Une pénalité contractuelle manifestement excessive ou dérisoire peut être modérée ou augmentée par le juge, comme le permet l’article 1231-5 du Code civil pour les clauses pénales.

Contrat de reservation VEFA ouvert sur une table a cote d un stylo

Un chantier inachevé à la date prévue : seules les causes stipulées au contrat et justifiées repoussent la livraison.

Écrits

Tout passer par écrit

Dès qu’un retard s’annonce, demandez au promoteur, par écrit, la nouvelle date prévue et les causes invoquées. Conservez chaque réponse. Tenez un tableau des dates successivement annoncées, avec la source de chaque annonce (courrier, courriel, réunion d’information) : ce simple document montre le glissement du calendrier mieux qu’un long discours.

Un retard concerne tous les acquéreurs d’un programme. Se regrouper permet de partager les informations, de coordonner les demandes de justificatifs et, si besoin, de mutualiser les frais d’avocat. Les futurs membres du conseil syndical peuvent servir de point de ralliement.

Si vous devez quitter votre logement actuel à une date fixe (fin de bail, vente signée), informez en le promoteur par écrit dès l’annonce du retard. Ce courrier montre que les conséquences du report étaient connues de lui.

Mise en demeure

La mise en demeure

Si la date prorogée est dépassée sans justification, adressez une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Rappelez la date de livraison prévue au contrat, les causes de report invoquées et leur durée, les justificatifs demandés et non fournis, puis constatez le dépassement. Demandez la livraison dans un délai déterminé et réservez vos droits au titre des pénalités et de l’indemnisation de votre préjudice.

Joignez un récapitulatif de vos frais à date, que vous mettrez à jour. À défaut d’accord, une conciliation ou une médiation peut être tentée, puis une action en justice engagée pour obtenir le paiement des pénalités ou des dommages et intérêts. Un avocat vous conseillera sur le calendrier et la juridiction compétente.

Paiements

Appels de fonds et intérêts intercalaires

Les appels de fonds suivent l’avancement réel du chantier, dans les limites de l’article R261-14 du Code de la construction et de l’habitation. Un chantier qui prend du retard ne justifie pas un appel anticipé : avant de payer, vérifiez que l’étape invoquée est atteinte et demandez, en cas de doute, l’attestation du maître d’œuvre. Le solde de 5 % n’est exigible qu’à la mise à disposition du logement.

Pendant la construction, votre banque débloque les fonds au rythme des appels, et vous payez en principe des intérêts sur les sommes versées, sans amortir le capital. Un retard prolonge cette période. Les relevés bancaires permettent de chiffrer ce surcoût et de l’intégrer à votre préjudice.

Calendrier mural avec des dates entourees dans un appartement

Le contrat fixe le délai de livraison et la liste des causes légitimes de suspension.

Achèvement

Livraison précipitée ou logement inachevé

Après des mois d’attente, la tentation d’emménager vite est forte. Résistez y. L’article R261-1 du Code de la construction et de l’habitation répute l’immeuble achevé lorsque sont exécutés les ouvrages et installés les équipements indispensables à son utilisation conformément à sa destination. Un logement sans eau, sans électricité ou sans chauffage en état de marche ne remplit pas cette condition, et vous pouvez refuser la livraison.

Si vous acceptez une livraison alors que des travaux restent à faire (ascenseur non en service, accès provisoire, parties communes en chantier), inscrivez précisément chaque élément inachevé en réserve. La garantie financière d’achèvement, que le promoteur doit justifier, protège contre un chantier abandonné en cas de défaillance, mais elle ne couvre pas les pénalités de retard.

Faites inscrire au procès verbal la date effective de remise des clés : c’est elle qui arrête le décompte des pénalités et de votre préjudice.

Accompagnement

Sécuriser la remise des clés

Un retard n’allège pas l’enjeu de la livraison, il l’alourdit : le chantier a parfois été terminé dans l’urgence, et les finitions s’en ressentent. Un contrôle complet du logement, des extérieurs et des annexes reste indispensable, quel que soit votre empressement.

Notre assistance à la livraison VEFA vous permet de réserver tous les défauts apparents le jour même, et la visite de pré livraison, lorsqu’elle est organisée, donne le temps de faire corriger avant la remise des clés. L’ensemble s’inscrit dans notre assistance VEFA dans le Rhône.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le promoteur doit il des pénalités de retard ?

Oui si le contrat en prévoit, une fois déduites les causes légitimes justifiées. Sinon, des dommages et intérêts peuvent être demandés sur preuve d’un préjudice.

Qu’est ce qu’une cause légitime de suspension ?

Un événement prévu au contrat, comme les intempéries ou la défaillance d’une entreprise, et justifié par des pièces.

Quels frais puis je faire valoir ?

Loyers, garde-meubles, relogement, intérêts intercalaires, perte de loyers, sur justificatifs.

Puis je refuser la livraison ?

Oui si le logement n’est pas achevé au sens de l’article R261-1, c’est à dire impropre à son utilisation.

La garantie financière d’achèvement indemnise t elle le retard ?

Non. Elle assure la fin des travaux en cas de défaillance du promoteur, pas le paiement des pénalités.

Quel est le coût d’une assistance à la livraison ?

Il dépend de la surface et de la mission : consultez notre page nos tarifs.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L261-11, R261-1 et R261-14, Légifrance
  • Code civil, articles 1231-1 et 1344, Légifrance
  • Code civil, article 1601-3, Légifrance


"Sejour
VEFA

Garantie de parfait achèvement en VEFA : la faire jouer avant l’échéance

VEFA

Garantie de parfait achèvement en VEFA : la faire jouer avant l’échéance

Vous habitez votre appartement neuf depuis quelques semaines, et des défauts apparaissent : fissures aux angles, joint de douche qui se décolle, volet qui se bloque. La première année après la réception des travaux est couverte par la garantie de parfait achèvement. Encore faut il savoir à qui elle s’adresse en VEFA, comment la déclencher et comment éviter qu’elle n’expire sans effet.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La garantie de parfait achèvement (article 1792-6 du Code civil) oblige l’entrepreneur, pendant un an à compter de la réception des travaux, à réparer tous les désordres réservés à la réception ou notifiés par écrit dans l’année, quelle que soit leur gravité, hors usure normale et usage. En VEFA, la réception a lieu entre le promoteur et les entreprises, avant votre livraison : votre délai réel peut donc être inférieur à un an. En pratique, l’acquéreur adresse ses notifications au promoteur, qui coordonne les reprises, tout en sachant que la garantie pèse juridiquement sur les entreprises. Notifiez chaque désordre par lettre recommandée, suivez les reprises et faites engager une action avant l’échéance si rien ne bouge.

Une simple lettre de réclamation ne prolonge pas le délai d’un an : seule une action engagée à temps préserve vos droits.

Principe

Ce que couvre la garantie

L’article 1792-6 du Code civil définit la garantie de parfait achèvement : l’entrepreneur y est tenu pendant un an à compter de la réception, et elle s’étend à la réparation de tous les désordres signalés par le maître de l’ouvrage, soit par des réserves au procès verbal de réception, soit par notification écrite pour ceux révélés ensuite. Aucun seuil de gravité n’est exigé : un joint fissuré compte autant qu’une infiltration.

La garantie a ses limites. Les travaux nécessaires pour remédier aux effets de l’usure normale ou de l’usage en sont exclus, de même que les dégradations dues à un défaut d’entretien ou aux modifications que vous avez fait réaliser. Si vous faites poser une cuisine, déplacer une cloison ou percer une gaine dans les premiers mois, conservez factures et photos : vous pourriez avoir à démontrer que le désordre ne vient pas de ces travaux.

VEFA

Qui doit quoi en VEFA

En VEFA, le maître de l’ouvrage est le promoteur. C’est lui qui prononce la réception avec les entreprises, puis vous livre le logement. Au sens strict, la garantie de parfait achèvement pèse sur les entreprises : l’article 1646-1 du Code civil, qui rend le vendeur d’immeuble à construire tenu des garanties des constructeurs, vise les garanties décennale et biennale, pas celle de parfait achèvement. L’acquéreur peut néanmoins s’en prévaloir contre les entreprises, et votre acte peut prévoir un engagement propre du vendeur : lisez le.

Dans les faits, vos notifications partent vers le promoteur, votre interlocuteur unique, qui relaie aux entreprises et organise les interventions. Le vendeur reste par ailleurs tenu des vices et défauts de conformité apparents (article 1642-1) et de ses engagements contractuels. Si le litige se durcit, un avocat déterminera contre qui agir.

Délai

Un délai plus court qu’il n’y paraît

Le délai d’un an court à compter de la réception des travaux, et non de votre remise des clés. Si la réception a été prononcée plusieurs semaines avant votre livraison, votre année est amputée d’autant. Demandez au promoteur, par écrit, la date du procès verbal de réception et programmez une alerte deux à trois mois avant l’échéance.

Ce délai est un délai pour agir. Une lettre recommandée qui notifie un désordre fait entrer celui ci dans la garantie, mais elle ne prolonge pas l’année : si les reprises ne sont pas faites, il faut engager une action en justice avant l’expiration du délai. Les réserves de votre propre livraison suivent quant à elles le régime des vices apparents, avec une action à introduire dans l’année qui suit la plus tardive des deux dates prévues par l’article 1642-1.

Joint silicone defectueux autour d un receveur de douche neuf

Un joint silicone qui se décolle après la livraison se notifie pendant l’année de parfait achèvement.

Notifier

Notifier chaque désordre

La première année d’un logement neuf a ses désordres typiques : fissures de retrait aux angles des cloisons et en jonction de plafond, joints de carrelage qui se fendent, portes qui frottent après la première saison de chauffe, condensation liée à une ventilation mal réglée, infiltration par un seuil de porte fenêtre, volet roulant qui se bloque, radiateurs mal équilibrés, sifflement de la ventilation.

Pour chacun, adressez au promoteur, à l’adresse indiquée dans l’acte, une lettre recommandée avec accusé de réception. Décrivez le désordre, sa localisation précise et sa date d’apparition, joignez des photos et demandez la reprise. Un appel téléphonique ou un échange sur une messagerie ne fait pas preuve. Regroupez les désordres mineurs dans un même courrier si cela facilite le suivi, mais notifiez immédiatement tout désordre sérieux, comme une infiltration ou une fuite.

Si vous avez acheté pour louer, demandez à votre locataire de vous signaler par écrit tout désordre dès son apparition. C’est vous, propriétaire, qui notifiez au promoteur : un défaut connu de l’occupant mais jamais transmis risque de sortir de la garantie.

Suivi

Suivre les reprises au cordeau

Ouvrez un tableau de suivi : numéro du désordre, date de notification, date d’intervention, entreprise, nature de la reprise, résultat. Après chaque passage, photographiez l’état final et datez la photo. Si la reprise est insuffisante (fissure simplement rebouchée qui réapparaît, joint refait par dessus l’ancien), dites le par écrit, sans attendre.

Ce tableau vous donne à tout moment une vue claire de ce qui reste dû. Il sert aussi de base à la mise en demeure si le calendrier dérape, et d’élément de preuve si une action devient nécessaire. Conservez dans un même dossier le procès verbal de livraison, les réserves, les courriers et leurs accusés, les photos et les comptes rendus d’intervention.

Mise en demeure

Quand les reprises tardent

Relancez d’abord par écrit. Puis, suffisamment tôt avant la fin de l’année, adressez une mise en demeure par lettre recommandée : références de l’acquisition, date de livraison, liste numérotée des désordres réservés ou notifiés non repris, dates des courriers précédents, délai raisonnable pour intervenir. Indiquez qu’à défaut, vous engagerez les démarches nécessaires.

Si rien ne se passe, plusieurs voies existent : action en justice pour obtenir l’exécution ou le financement des travaux, demande d’expertise judiciaire en référé pour établir les désordres. Pour les désordres de nature décennale, l’assurance dommages ouvrage souscrite par le promoteur peut intervenir pendant l’année de parfait achèvement lorsque, après mise en demeure restée infructueuse, l’entreprise n’a pas exécuté ses obligations (article L242-1 du Code des assurances).

Lettre recommandee et accuse de reception poses sur une table

La lettre recommandée et son accusé de réception sont la preuve de votre notification.

Bilan

Faire le point avant l’échéance

Une visite d’expert deux à trois mois avant la fin de l’année permet de dresser un bilan complet : réserves levées ou non, qualité des reprises, désordres nouveaux que vous n’auriez pas repérés. Certains passent inaperçus pour un occupant, comme un débit de ventilation insuffisant, un pont thermique qui fait condenser un angle de chambre ou une infiltration naissante sous un seuil.

Le rapport de l’expert sert de base à une notification récapitulative, puis, le cas échéant, à la mise en demeure. Dans un immeuble, n’oubliez pas les parties communes : leurs désordres relèvent du syndicat des copropriétaires, qui doit les notifier au promoteur. Signalez au syndic et au conseil syndical ce que vous constatez dans les halls, parkings ou circulations.

Ensuite

Après la première année

Passé un an, d’autres garanties prennent le relais. La garantie biennale de bon fonctionnement couvre pendant deux ans à compter de la réception les éléments d’équipement dissociables : volets, robinetterie, radiateurs, portes intérieures. La garantie décennale couvre pendant dix ans les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. L’assurance dommages ouvrage préfinance ces réparations sans attendre la recherche des responsabilités.

Notre assistance VEFA dans le Rhône vous accompagne de la visite des cloisons à la livraison, et un point avant la fin de l’année de parfait achèvement peut compléter la mission. Pour préparer la remise des clés, voyez aussi notre assistance à la livraison VEFA, ou contactez nous.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps dure la garantie de parfait achèvement ?

Un an à compter de la réception des travaux, qui précède en VEFA la livraison à l’acquéreur.

Quels désordres couvre t elle ?

Tous les désordres réservés ou notifiés par écrit pendant l’année, quelle que soit leur gravité, hors usure normale, usage et défaut d’entretien.

À qui adresser mes notifications ?

Au promoteur, votre vendeur, qui coordonne les entreprises. Juridiquement, la garantie pèse sur les entreprises, ce que votre avocat prendra en compte en cas de litige.

Une lettre recommandée suffit elle à protéger mes droits ?

Elle fait entrer le désordre dans la garantie, mais ne prolonge pas le délai. Sans reprise, une action doit être engagée avant l’échéance.

Une visite d’expert avant l’échéance est elle utile ?

Oui, pour repérer les désordres techniques peu visibles et notifier à temps un bilan complet.

Que couvre la garantie biennale ?

Pendant deux ans après la réception, le bon fonctionnement des équipements dissociables, comme les volets ou la robinetterie.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1642-1, 1646-1, 1792, 1792-3 et 1792-6, Légifrance
  • Code civil, article 1648, Légifrance
  • Code des assurances, article L242-1, Légifrance


"Proces
VEFA

Réserves de livraison VEFA : des exemples précis, pièce par pièce

VEFA

Réserves de livraison VEFA : des exemples précis, pièce par pièce

Le jour où le promoteur vous remet les clés, tout défaut que vous ne notez pas risque de rester à votre charge. Encore faut il que la réserve soit assez précise pour être comprise, acceptée et vérifiée. Voici une méthode éprouvée et des formulations concrètes, pièce par pièce, pour un appartement neuf livré à Lyon ou dans le Rhône.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Une réserve utile répond à quatre questions : où (pièce et repère précis), quoi (nature du défaut), combien (dimension ou mesure) et quelle reprise vous attendez. Associée à une photo numérotée, elle permet au promoteur de mandater la bonne entreprise et à vous de contrôler la levée. Distinguez les défauts d’exécution (finitions, fonctionnement) des non conformités à la notice ou au plan, qui se rédigent en citant la référence contractuelle. Une réserve vague comme « peinture à reprendre » ouvre la porte aux contestations ; une réserve chiffrée et localisée les ferme.

Ne signez jamais un procès verbal sans réserves si vous avez constaté des défauts, même sur la promesse orale d’une reprise rapide.

Méthode

Une méthode pièce par pièce

Suivez toujours le même ordre, pièce après pièce : sols, murs, plafonds, menuiseries, équipements. Pour chaque défaut, notez la pièce, l’élément concerné, sa position par rapport à un repère fixe (angle, fenêtre, porte), la nature du défaut, sa dimension et la reprise attendue. Numérotez les réserves en continu et attribuez à chaque numéro une photo.

Bannissez les mots flous : abîmé, mal fini, à revoir. Ils ne disent ni où ni quoi, et un conducteur de travaux pressé pourra considérer le point réglé après un simple coup de pinceau. Une description factuelle (rayure de 12 cm, éclat de 2 cm, jour de 3 mm sous la porte, écart de planéité mesuré à la règle de deux mètres) laisse peu de place à l’interprétation.

Bloquez du temps : la livraison méthodique d’un trois pièces demande bien plus que les quelques minutes parfois prévues par le promoteur.

Outils

Ce qu’il faut emporter

Une règle de deux mètres pour contrôler la planéité des sols et des murs, un niveau, un mètre ruban, une lampe puissante pour éclairer les surfaces en lumière rasante, un testeur de prises, un rouleau de ruban adhésif de couleur pour repérer chaque défaut, un bloc de notes et un téléphone chargé. Une bouteille d’eau sert à vérifier les pentes d’une douche ou d’un balcon.

L’expert vient avec ces outils et d’autres, comme un humidimètre ou une caméra thermique. Surtout, il sait lire les mesures au regard des tolérances fixées par les normes et les documents techniques unifiés : un écart minime, compris dans les tolérances, n’est pas réservable, alors qu’un écart qui les dépasse l’est. Faire ce tri évite de noyer les réserves sérieuses sous des demandes que le promoteur contestera.

Fonctionnement

Faire fonctionner, pas seulement regarder

Une livraison se fait les mains occupées. Ouvrez et fermez chaque fenêtre et chaque porte, manœuvrez tous les volets, allumez chaque point lumineux, testez chaque prise, faites couler l’eau à tous les robinets en surveillant les écoulements, actionnez la chasse d’eau, essayez l’interphone et la sonnette, vérifiez que la ventilation aspire aux bouches de la cuisine et de la salle d’eau, mettez le chauffage en route si la saison le permet.

Un équipement qui ne marche pas le jour de la livraison se réserve, même si le représentant du promoteur assure qu’il suffit d’un réglage. Une promesse orale ne laisse aucune trace ; une réserve écrite oblige à intervenir.

Pensez aussi aux points que l’on oublie : tableau électrique (circuits repérés, bouton test du différentiel), trappes de visite des gaines, propreté des bouches de ventilation, boîte aux lettres, badges et télécommande du parking. Faites noter sur le procès verbal les index des compteurs d’eau et d’électricité, pour ne pas payer les consommations du chantier.

Plinthe decollee au bas d un mur dans un appartement neuf

Chaque réserve est localisée, mesurée et associée à une photo numérotée.

Séjour et chambres

Exemples rédigés : séjour et chambres

  • Séjour, mur nord, à 1,20 m du sol et 40 cm de l’angle fenêtre : éclat d’enduit de 3 cm, reprise enduit et peinture.
  • Séjour, parquet devant la porte fenêtre : rayure profonde de 25 cm sur trois lames, remplacement des lames.
  • Séjour, plinthe sous la fenêtre : décollée sur 40 cm, à refixer.
  • Séjour, porte fenêtre : frottement en partie haute, fermeture difficile, réglage à prévoir.
  • Chambre 1, placard : porte coulissante qui sort de son rail, à régler.
  • Chambre 1, volet roulant électrique : arrêt à mi course, à réparer.
  • Chambre 2, mur côté couloir : fissure de 40 cm au dessus de l’huisserie, à traiter.

Chaque ligne se suffit à elle-même : l’entreprise qui la lit sait où aller et quoi faire, et vous saurez vérifier si c’est fait.

Pièces d’eau

Exemples rédigés : cuisine et salle d’eau

  • Cuisine, plan de travail : joint silicone contre le mur discontinu sur 30 cm, à refaire.
  • Cuisine, attente d’évacuation : positionnée à 60 cm de l’emplacement figurant au plan, non conforme, à déplacer.
  • Cuisine, bouche d’extraction : absente alors que prévue à la notice, à poser.
  • Salle d’eau, receveur de douche : eau stagnante côté mur, pente insuffisante, à reprendre.
  • Salle d’eau, faïence au dessus du lavabo : joints manquants sur trois carreaux, à compléter.
  • Salle d’eau, flexible de douche : fuite au raccord, à réparer.
  • Salle d’eau, porte : détalonnage insuffisant pour le passage de l’air, à reprendre.

Les pièces d’eau concentrent les défauts qui coûtent cher plus tard : un joint ouvert ou une pente ratée aujourd’hui, c’est une infiltration chez le voisin du dessous demain.

Extérieurs

Balcon, cave et parking

Arrosez le balcon ou la terrasse et observez l’écoulement. Exemple : balcon, zone de 50 cm sur 30 cm près de la façade, eau stagnante après arrosage, pente insuffisante, à reprendre. Balcon, évacuation obstruée par des gravats, à nettoyer. Garde-corps, départ de rouille sur un barreau, à traiter.

Les annexes sont livrées en même temps que le logement et se réservent de la même façon. Cave : porte sans serrure, à équiper. Parking : manœuvre impossible sans empiéter sur la place voisine, cotes à vérifier par rapport au plan de vente. Un défaut d’annexe non réservé est aussi difficile à faire reprendre qu’un défaut dans le séjour.

Si le logement dispose d’un jardin privatif en rez de chaussée, vérifiez la pente du terrain par rapport à la façade et l’écoulement des eaux de pluie : une contre pente le long du mur prépare des infiltrations.

Ruban adhesif de couleur signalant une rayure sur une menuiserie neuve

Un ruban adhésif de couleur repère le défaut sur place et sur la photo.

Conformité

Réserves de conformité et photos

Une réserve de conformité vise un écart entre ce qui était prévu et ce qui est livré : équipement de la notice absent ou remplacé par un modèle inférieur, matériau différent, cote ou distribution différente du plan. Rédigez la en citant la référence (notice, article concerné ; plan, cote concernée). Ces réserves peuvent justifier la consignation du solde du prix, prévue par l’article R261-14 du Code de la construction et de l’habitation en cas de contestation sur la conformité.

Chaque réserve est accompagnée d’une photo numérotée prise avec un repère visible : mètre ruban, règle ou ruban adhésif de couleur posé sur le défaut. Annexées au procès verbal, ces photos coupent court aux discussions sur l’existence ou l’ampleur du défaut.

Après

Signer, compléter, suivre

Les réserves figurent sur le procès verbal ou dans une annexe paraphée et signée par les deux parties. Relisez chaque page avant de signer et gardez un exemplaire. Si vous découvrez ensuite un défaut apparent oublié, l’article 1642-1 du Code civil vous laisse un mois après la prise de possession pour le dénoncer par lettre recommandée. L’action relative aux vices apparents doit ensuite être engagée dans l’année qui suit, selon l’article 1648 du Code civil.

Tenez un tableau de suivi où chaque numéro est coché à sa levée, après contrôle de la qualité de la reprise. Les désordres qui apparaissent par la suite relèvent des garanties légales, à commencer par la garantie de parfait achèvement. Notre assistance à la livraison VEFA rédige les réserves avec vous, et la visite de pré livraison permet d’anticiper. L’ensemble s’inscrit dans notre assistance VEFA dans le Rhône.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Que doit contenir une réserve ?

La pièce, l’emplacement précis, la nature et la dimension du défaut, la reprise attendue et une photo numérotée.

Puis je ajouter des réserves après avoir signé ?

Oui pour les défauts apparents, par lettre recommandée dans le mois qui suit la prise de possession.

Faut il réserver une simple rayure ?

Oui. Un défaut apparent non réservé risque de rester à votre charge, quelle que soit sa taille.

Une petite irrégularité de planéité est elle réservable ?

Seulement si elle dépasse les tolérances admises par les règles de l’art. L’expert fait ce tri avec ses instruments.

Que faire si une réserve n’est pas levée ?

Relancez par écrit, puis adressez une mise en demeure par lettre recommandée, en surveillant les délais d’action.

Quel est le coût d’une assistance à la livraison ?

Il dépend de la surface et de la mission : consultez notre page nos tarifs, ou contactez nous pour un échange.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1642-1, 1648 et 1792-6, Légifrance
  • Code de la construction et de l’habitation, article R261-14, Légifrance
  • Documents techniques unifiés (DTU), tolérances d’exécution


"Immeubles
VEFA

Acheter un logement neuf à Lyon : quartiers en projet et points de vigilance

VEFA

Acheter un logement neuf à Lyon : quartiers en projet et points de vigilance

Confluence, Gerland, Part-Dieu, Carré de Soie : la Métropole de Lyon concentre une part importante de son offre neuve dans de grands projets urbains, aux côtés de programmes plus modestes insérés dans les quartiers existants et les communes de l’agglomération. Acheter sur plan obéit pourtant aux mêmes règles partout. Voici les secteurs à connaître et les points de vigilance, de la réservation à la remise des clés.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Un logement neuf à Lyon s’achète presque toujours en vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) : vous payez au fil du chantier un bien décrit par un plan et une notice. Les points sensibles sont connus : notice descriptive précise, délai de livraison et causes de retard, paiements échelonnés plafonnés par la loi, conception des logements et des annexes, contexte du terrain tel qu’il ressort de l’état des risques. La qualité finale se joue surtout lors de trois rendez vous : la visite des cloisons, la visite de pré livraison et la livraison, où vos réserves conditionnent la reprise des défauts.

Secteurs

Où se construit le neuf dans la Métropole

Lyon Confluence occupe la pointe sud de la Presqu’île, à la rencontre du Rhône et de la Saône. Ce projet, piloté par la société publique locale Lyon Confluence, reconvertit environ 150 hectares d’anciennes friches industrielles et portuaires, dont le secteur de l’ancien port Rambaud. À Gerland, dans le 7e arrondissement, la ZAC des Girondins aménage un secteur de 17 hectares à vocation mixte. Autour de la gare, le projet Lyon Part-Dieu fait évoluer le quartier d’affaires en y associant logements, bureaux et commerces.

À l’est, le Carré de Soie s’étend sur Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, avec des zones d’aménagement concerté qui accueillent des programmes de logements. D’autres opérations, plus discrètes, se glissent dans le tissu existant de Lyon et des communes de la Métropole, ou proviennent de la transformation de bâtiments anciens.

Terrain

Lire le contexte du terrain

Un programme neuf n’efface pas le site sur lequel il est bâti. Plusieurs secteurs en reconversion occupent d’anciens terrains industriels ou ferroviaires, d’autres bordent le Rhône ou la Saône. L’état des risques annexé au contrat indique si la parcelle est concernée par un plan de prévention des risques, notamment d’inondation, et si elle se situe dans un secteur d’information sur les sols, signe d’une pollution passée à prendre en compte.

Lisez ce document avant de réserver, et non la veille de l’acte. Il renseigne aussi sur le potentiel radon de la commune et sur l’exposition au retrait gonflement des argiles, qui concerne une partie du Rhône. Ces éléments n’interdisent pas d’acheter, mais ils orientent vos questions sur les sous sols, les niveaux de plancher et les fondations.

Réservation

Le contrat de réservation et la notice

L’achat commence par un contrat de réservation. Il décrit le logement, son prix prévisionnel, la date envisagée de signature de l’acte et le délai d’exécution des travaux. Le dépôt de garantie est plafonné par le Code de la construction et de l’habitation selon le délai prévu jusqu’à l’acte : 5 % du prix si l’acte doit être signé dans l’année, 2 % dans les deux ans, aucun au delà. Après notification du contrat, vous disposez d’un délai de rétractation de dix jours.

Deux annexes méritent une lecture lente : la notice descriptive, qui détaille matériaux, équipements et finitions, et le plan coté, qui fixe surface et distribution. Ce sont elles qui serviront de référence à la livraison. Une notice vague (carrelage de premier choix, équipement de marque) vous laisse peu d’arguments face à une prestation décevante.

Maquette d un programme immobilier neuf posee sur une table

Une maquette donne une idée de l’ensemble, mais seuls le plan et la notice font foi.

Acte

L’acte, le prix et la garantie d’achèvement

L’acte authentique de VEFA est signé chez le notaire. Il précise la description de l’immeuble et du logement, le prix et ses éventuelles modalités de révision, le délai de livraison, l’échéancier des paiements et la garantie financière d’achèvement, que le promoteur doit justifier. Cette garantie assure le financement de la fin des travaux en cas de défaillance du vendeur.

Le prix peut être ferme ou révisable selon un indice, dans les limites fixées par la réglementation : vérifiez ce point dès la réservation. Parking et cave sont parfois vendus séparément. Les frais d’acquisition sont réduits dans le neuf par rapport à l’ancien, et le notaire vous indiquera ceux qui s’appliquent à votre achat.

Paiements

Paiements échelonnés et calendrier

En VEFA, les paiements suivent l’avancement du chantier, avec des plafonds cumulés fixés par l’article R261-14 du Code de la construction et de l’habitation : 35 % du prix à l’achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d’eau, 95 % à l’achèvement de l’immeuble. Le solde est versé à la mise à disposition du logement, mais il peut être consigné en cas de contestation sur la conformité.

Le contrat fixe une date ou un délai de livraison, assorti de causes légitimes de suspension (intempéries, défaillance d’une entreprise, par exemple). Lisez ces clauses avec attention, ainsi que les éventuelles pénalités de retard. Gardez une trace écrite des dates annoncées à chaque appel de fonds : si le calendrier glisse, demandez des explications par écrit et anticipez les conséquences sur votre logement actuel et votre prêt.

Conception

Plans, annexes et confort

Les logements neufs sont conçus au plus juste : cuisines ouvertes, salles d’eau sans fenêtre, gaines techniques regroupées. Repérez sur le plan les soffites et faux plafonds, qui abaissent localement la hauteur, et vérifiez que la distribution permet vos aménagements (lit, rangements, électroménager). Parkings et caves en sous sol méritent la même attention : dimensions des places, manœuvres, ventilation, étanchéité.

Les logements dont le permis de construire a été déposé depuis le 1er janvier 2022 relèvent de la réglementation environnementale RE2020, qui renforce la performance énergétique et intègre le confort d’été. Pour traverser les épisodes de forte chaleur, examinez l’orientation, les protections solaires des baies et la possibilité de ventiler la nuit. Si des travaux modificatifs acquéreurs sont proposés, demandez les tôt et faites les formaliser par un avenant.

Chantier d immeuble neuf avec grue dans un quartier urbain en reconversion

Les programmes des quartiers en reconversion se construisent sur d’anciens sites industriels ou portuaires.

Visites

Les trois rendez vous qui comptent

Le chantier n’est pas accessible librement, pour des raisons de sécurité. Les visites organisées par le promoteur, lorsqu’elles sont proposées, sont donc vos seules occasions d’agir avant les clés. La visite des cloisons permet de contrôler la distribution, les réseaux et les réservations avant les finitions. La visite de pré livraison recense les défauts à corriger pendant qu’il reste du temps. La livraison, enfin, est le moment où les réserves sont inscrites au procès verbal. Ce jour là, chaque équipement doit être essayé (volets, robinetterie, ventilation, tableau électrique), chaque surface regardée en lumière rasante, et la cave comme le parking contrôlés au même titre que le logement.

Le vendeur ne peut être déchargé des vices et défauts de conformité apparents avant l’expiration d’un mois après la prise de possession (article 1642-1 du Code civil). Ce mois sert à compléter vos réserves par lettre recommandée. Un expert indépendant, présent à ces trois étapes, vous évite de découvrir seul ce qui aurait dû être signalé.

Après

Garanties, copropriété et accompagnement

Après la livraison, la garantie de parfait achèvement couvre pendant un an les désordres réservés ou signalés, la garantie biennale les équipements dissociables pendant deux ans, la garantie décennale les dommages compromettant la solidité ou l’usage pendant dix ans. L’assurance dommages ouvrage, souscrite par le promoteur, préfinance les réparations qui relèvent de la décennale.

L’immeuble devient une copropriété dès la livraison. Un syndic provisoire est en place, et la première assemblée générale désigne le syndic après mise en concurrence de plusieurs contrats, puis élit un conseil syndical. La remise des parties communes au syndic mérite un suivi attentif. Notre assistance VEFA dans le Rhône vous accompagne à chaque étape, et nos pages par secteur présentent nos interventions à Lyon et dans le département.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Dans quels quartiers trouver du neuf à Lyon ?

Dans les grands projets urbains comme Confluence, Gerland, Part-Dieu ou le Carré de Soie, et dans des programmes plus petits à Lyon et dans les communes de la Métropole.

Combien verse t on à chaque étape d’une VEFA ?

Au plus 35 % du prix aux fondations, 70 % au hors d’eau et 95 % à l’achèvement, le solde à la remise des clés, consignable en cas de contestation sur la conformité.

Puis je me rétracter après la réservation ?

Oui, pendant dix jours à compter de la notification du contrat de réservation.

Comment savoir si le terrain est exposé à un risque ?

Consultez l’état des risques annexé au contrat, et Géorisques pour l’adresse précise du programme.

Un expert est il utile à la livraison ?

Oui : les réserves inscrites au procès verbal ou dans le mois qui suit conditionnent la reprise des défauts apparents.

Combien coûte un accompagnement VEFA ?

Les conditions sont présentées sur notre page nos tarifs. Contactez nous pour adapter la mission à votre programme.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1601-3 et 1642-1, Légifrance
  • Code de la construction et de l’habitation, articles L261-10 et suivants, R261-14 et R261-28, Légifrance
  • SPL Lyon Confluence et Métropole de Lyon, projets urbains
  • Géorisques, état des risques


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Vices cachés

Vice apparent ou vice caché : la frontière qui décide de votre recours

Vices cachés

Vice apparent ou vice caché : la frontière qui décide de votre recours

Une auréole au plafond, une fissure au dessus d’une porte, une fenêtre qui ferme mal : si ce défaut était sous vos yeux pendant les visites, pouvez vous encore le reprocher au vendeur une fois l’acte signé ? La réponse dépend d’une frontière juridique précise, celle qui sépare le vice apparent du vice caché.

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L’essentiel

L’article 1642 du Code civil exonère le vendeur des vices apparents, c’est à dire de ceux dont l’acheteur a pu se convaincre lui-même. Est apparent ce qu’un acquéreur normalement attentif, sans compétence technique particulière, pouvait déceler lors des visites. Est caché ce qui était invisible, inaccessible ou dont la gravité réelle échappait à un non professionnel. Les juges tranchent au cas par cas : un signe visible peut révéler un désordre d’une ampleur insoupçonnable, qui relève alors de la garantie. Le moyen le plus sûr de ne pas avoir à plaider cette frontière est de faire examiner le bien avant de signer.

Règle

Ce que dit le Code civil

L’article 1641 du Code civil oblige le vendeur à garantir l’acheteur contre les défauts cachés qui rendent le bien impropre à son usage, ou qui diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquis, ou en aurait donné un moindre prix. L’article suivant pose la limite : le vendeur n’est pas tenu des vices apparents et dont l’acheteur a pu se convaincre lui-même.

La logique est simple. Un acquéreur qui a vu un défaut et qui achète malgré tout est réputé l’avoir accepté, et le prix convenu est censé en tenir compte. La garantie ne couvre que ce qui échappait à un examen raisonnable. Toute la discussion porte donc sur une question de fait : qu’est ce qu’un acheteur attentif, mais profane, pouvait voir et comprendre lors de ses visites ?

Apparent

Ce qu’un acheteur attentif est censé voir

Un défaut perceptible sans effort particulier lors d’une visite ordinaire est en principe apparent. Une large tache d’humidité au plafond, une fissure ouverte sur un mur du séjour, un carreau cassé, un parquet visiblement gondolé, une forte odeur de moisi dans une chambre : l’acquéreur ne pourra guère soutenir qu’il ne les a pas remarqués.

Il en va de même pour tout défaut signalé dans un document qui vous a été remis : annonce, diagnostics annexés au compromis, procès verbaux d’assemblée générale. L’exigence augmente aussi avec les circonstances. Un acquéreur qui a visité à plusieurs reprises, ou qui s’est fait accompagner d’un professionnel du bâtiment, sera jugé plus sévèrement qu’un acheteur pressé venu une seule fois.

La situation de l’acheteur compte enfin. Un acquéreur lui-même professionnel du bâtiment ou de l’immobilier est apprécié avec une rigueur accrue : les juges considèrent qu’il pouvait déceler, par son propre examen, des défauts qui échapperaient à un particulier. La frontière entre apparent et caché se déplace alors en sa défaveur.

Caché

Ce qui reste caché

Est caché le défaut masqué par un revêtement, une peinture fraîche, un doublage, un faux plafond ou un meuble imposant. L’est aussi celui qui se trouve dans une partie inaccessible lors des visites : sous un plancher, dans l’épaisseur d’un mur, dans une cave fermée à clé. Le calendrier compte : une cave d’immeuble ancien visitée sèche en juillet peut se révéler humide en hiver, sans que l’acheteur ait pu le constater.

Dans les maisons en pisé que l’on rencontre dans le Rhône et le Nord Isère, un enduit ciment récent peut masquer une dégradation du mur en terre crue en pied de façade. Le défaut n’est pas visible pour un non initié, alors même qu’il peut être sérieux.

Aureole d humidite au plafond d une salle de bains

Ce qu’un acheteur attentif peut voir lors d’une visite est en principe considéré comme apparent.

Ampleur

Un signe visible, une gravité insoupçonnable

La jurisprudence admet qu’un désordre apparent par ses signes reste caché par son ampleur. Une fine fissure au dessus d’une porte, remarquée lors de la visite, peut révéler en réalité un mouvement du mur porteur. Une auréole discrète sous une salle de bains peut traduire une fuite ancienne qui a pourri les solives du plancher. L’acheteur profane a vu le symptôme, mais il ne pouvait pas en mesurer la cause ni la gravité.

C’est sur ce terrain que se jouent les dossiers les plus disputés. Le vendeur soutient que le défaut était visible, l’acquéreur répond qu’il ne pouvait pas en apprécier la portée. Seule une analyse technique permet d’établir, de façon argumentée, ce qu’un non professionnel pouvait raisonnablement percevoir et ce qui lui échappait.

Exemples

Même défaut, conclusions différentes

  • Auréole au plafond sous la salle de bains, visible et non repeinte lors des visites : vice en principe apparent.
  • La même auréole, repeinte quelques jours avant la première visite : vice potentiellement caché, et la peinture récente devient un indice de dissimulation.
  • Fissure fine sur une façade en pierre dorée du Beaujolais, visible depuis le jardin : apparente dans ses signes, mais le tassement de fondation qu’elle révèle peut être caché.
  • Rez de chaussée sur cour visité par temps sec, puis remontées capillaires dès l’automne : potentiellement caché.

Ces exemples montrent qu’aucune grille automatique n’existe. Le juge apprécie les circonstances de chaque vente, les documents transmis et les constats techniques.

Preuve

Qui doit prouver quoi

C’est à l’acquéreur qui invoque la garantie de démontrer que le défaut existe, qu’il était antérieur à la vente, qu’il était caché et qu’il atteint le seuil de gravité de l’article 1641. Le vendeur répond en produisant ce qui montre que le défaut était visible : photos de l’annonce, diagnostics, procès verbaux, échanges écrits. Une fissure d’enduit cachée mais sans incidence sur l’usage ne suffit pas, quand un plancher affaibli ou une pièce rendue inhabitable par l’humidité peut suffire.

Vos propres photos de visite sont précieuses : elles montrent ce que vous avez pu voir, et ce qui vous restait invisible. Les réponses écrites du vendeur à vos questions (dégâts des eaux, fissures, travaux réalisés) l’engagent également. Un vendeur qui affirme n’avoir jamais subi de dégât des eaux alors qu’il en a déclaré un s’expose à voir sa mauvaise foi établie.

Cave voutee en pierre d un immeuble ancien eclairee par une lampe

Une auréole visible au plafond relève en principe des vices apparents, sauf ampleur insoupçonnable.

Autres régimes

Non conformité et logement neuf : d’autres règles

Certains litiges ne relèvent ni du vice apparent ni du vice caché. Une surface inférieure à celle mentionnée dans l’acte, un équipement promis absent ou une destination du lot différente constituent des défauts de conformité. En copropriété, si la superficie privative réelle est inférieure de plus d’un vingtième à celle indiquée, l’article 46 de la loi du 10 juillet 1965 ouvre une action en diminution du prix dans l’année qui suit l’acte authentique.

Dans le neuf vendu en l’état futur d’achèvement, l’article 1642-1 du Code civil prévoit un régime propre : le vendeur ne peut être déchargé des vices et défauts de conformité apparents ni avant la réception des travaux, ni avant l’expiration d’un mois après la prise de possession. Signalez les dans ce délai, à la livraison ou par lettre recommandée. Une assistance à la livraison VEFA aide à les réserver à temps.

Prévenir

Rendre visible avant de signer

La meilleure façon de traiter un vice apparent est de l’intégrer au prix, avant la vente. Visitez à des moments différents, si possible après la pluie ou en période de chauffe. Ouvrez les fenêtres, actionnez robinets et volets, regardez sous l’évier, soulevez un coin de tapis, demandez à voir la cave et les combles. Photographiez tout et posez vos questions par écrit.

Un bilan avant achat pousse l’examen plus loin : l’expert repère les signes discrets, explique leur cause probable et vous donne des arguments pour négocier. Les défauts qu’il signale deviennent connus, donc acceptés si vous achetez au même prix, ce qui impose de lire son rapport avant de signer. Si un désordre apparaît malgré tout après la vente, l’expertise vices cachés établit ce qui était visible, ce qui ne l’était pas et depuis quand.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Un défaut vu pendant la visite peut il devenir un vice caché ?

En principe non. Il peut toutefois le rester si son ampleur réelle ne pouvait pas être appréciée par un acheteur non professionnel.

Un défaut repeint avant la vente est il caché ?

Il peut l’être s’il était invisible lors des visites. Une peinture récente sur une zone sinistrée constitue en outre un indice utile.

Les défauts signalés par mon expert avant l’achat sont ils couverts ?

Non, ils sont connus. Il vous revient de les intégrer à la négociation ou de renoncer à l’achat.

La cave était fermée lors de la visite : que se passe t il ?

Un défaut situé dans une partie inaccessible lors des visites peut être considéré comme caché. Notez par écrit les locaux que vous n’avez pas pu voir.

Qu’est ce qui distingue un défaut de conformité d’un vice ?

La non conformité est un écart entre ce qui était promis et ce qui est livré, comme une surface inférieure à celle annoncée. Elle obéit à d’autres règles.

Comment se protéger avant d’acheter ?

Visites répétées, photos, questions écrites au vendeur et bilan avant achat. Pour le coût d’un examen, consultez notre page nos tarifs.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641, 1642 et 1642-1, Légifrance
  • Code civil, article 1648, Légifrance
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 46, Légifrance


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Vices cachés

Vice caché dans les parties communes : vendeur, syndicat ou acquéreur ?

Vices cachés

Vice caché dans les parties communes : vendeur, syndicat ou acquéreur ?

Vous venez d’acheter un appartement dans un immeuble lyonnais et un défaut sérieux se révèle dans les parties communes : toiture qui fuit, colonne d’eaux usées percée, façade sur cour qui s’effrite, palier fatigué. Faut il se tourner vers le vendeur, vers le syndicat des copropriétaires, ou payer sa part sans recours ? Tout dépend de ce que savait le vendeur et de ce qu’on vous a remis avant la signature.

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L’essentiel

Les désordres des parties communes relèvent d’abord du syndicat des copropriétaires : c’est lui qui fait voter et réaliser les travaux, financés par les copropriétaires selon leurs tantièmes, vous compris. Le vendeur n’est pas garant de l’état de l’immeuble. Sa responsabilité peut toutefois être recherchée s’il connaissait un défaut grave ou des travaux imminents et les a passés sous silence, sur le terrain des vices cachés ou du dol. Le débat se joue alors sur les documents : procès verbaux d’assemblée générale, courriers du syndic, déclarations de sinistre. Un rapport d’expertise relie le désordre constaté à ce qui était connu avant la vente.

Syndicat

Le syndicat des copropriétaires, premier responsable

Gros œuvre, façades, toiture, cages d’escalier, canalisations collectives, cours, caves communes et, dans certains immeubles anciens du centre de Lyon, passages de traboules : ces éléments figurent en principe parmi les parties communes, mais seul le règlement de copropriété fait foi. Le syndicat des copropriétaires a pour mission de les conserver et de les entretenir. L’article 14 de la loi du 10 juillet 1965 le rend responsable des dommages causés aux copropriétaires ou aux tiers qui ont leur origine dans les parties communes, sans préjudice de ses actions récursoires.

Concrètement, lorsqu’un défaut des parties communes apparaît, c’est la copropriété qui doit le faire diagnostiquer, voter les travaux en assemblée générale puis les exécuter. Leur coût est réparti entre les copropriétaires selon les tantièmes fixés par le règlement.

Acquéreur

Votre situation de nouveau copropriétaire

Vous devenez copropriétaire le jour de la signature de l’acte authentique et recevez dès lors les appels de fonds. Pour les travaux hors budget prévisionnel, le décret du 17 mars 1967 pose une règle simple : celui qui est copropriétaire à la date d’exigibilité d’un appel le paie, sauf convention contraire entre vendeur et acquéreur. Des travaux votés avant la vente mais appelés après peuvent donc vous incomber si l’acte ne prévoit rien.

Vous subissez aussi, chez vous, les conséquences matérielles du défaut : auréoles, fissures, humidité, odeurs. Votre premier réflexe consiste à saisir le syndic pour que le désordre soit pris en charge par la copropriété. Le second, si des éléments laissent penser que le vendeur savait, consiste à examiner un recours contre lui.

Vendeur

Quand le vendeur peut être mis en cause

Le vendeur ne répond pas de l’état général de l’immeuble. Sa responsabilité devient envisageable lorsqu’il connaissait un défaut sérieux ou des travaux importants à venir, et qu’il les a tus alors que cette information aurait pesé sur votre décision. Deux fondements sont alors examinés par votre avocat. La garantie des vices cachés (article 1641 du Code civil) suppose un défaut caché, antérieur à la vente et assez grave pour affecter l’usage de votre lot. Le dol (article 1137) vise la dissimulation intentionnelle d’une information dont le vendeur connaissait le caractère déterminant pour vous.

Les délais diffèrent : deux ans à compter de la découverte pour les vices cachés, cinq ans à compter du jour où vous avez connu les faits pour l’action fondée sur le dol, selon le droit commun de la prescription. L’agent immobilier qui connaissait la situation peut aussi voir sa responsabilité discutée.

Facade sur cour d un immeuble ancien a Lyon avec enduit degrade

Le hall et la cage d’escalier donnent une première idée de l’entretien des parties communes.

Documents

Ce que les documents remis révèlent

Avant la vente, l’article L721-2 du Code de la construction et de l’habitation impose de communiquer à l’acquéreur une série de pièces : procès verbaux des assemblées générales des trois dernières années, carnet d’entretien, fiche synthétique, et, lorsqu’ils existent, le diagnostic technique global et le plan pluriannuel de travaux. Ces documents sont à double tranchant. Un désordre clairement évoqué dans un procès verbal remis est réputé connu de vous : il n’est plus caché.

À l’inverse, un problème que le vendeur avait signalé au syndic, déclaré à son assureur ou subi chez lui, mais qui n’apparaît dans aucune pièce transmise, change la lecture du dossier. Relisez donc ce qui vous a été remis en cherchant les mots qui comptent : infiltration, fissure, étaiement, colonne, toiture, ravalement, mise en demeure. Un expert vous aide à mesurer la portée technique de ces mentions.

Situations

Trois situations types

Premier cas : des infiltrations sous toiture touchent l’appartement du dernier étage. Le vendeur les avait signalées par courriel au syndic un an avant la vente, sans que le sujet soit inscrit à l’ordre du jour, et rien n’en figure dans les pièces remises. Le défaut est caché pour l’acquéreur, et la connaissance du vendeur est établie par écrit.

Deuxième cas : une colonne d’évacuation commune fuit et a causé plusieurs dégâts des eaux dans l’appartement vendu, déclarés à l’assureur du vendeur. L’historique de sinistres devient alors une pièce déterminante.

Troisième cas : le procès verbal de la dernière assemblée mentionne une étude sur des fissures en façade sur cour. L’information a été transmise, ce qui affaiblit l’argument du vice caché, même si l’ampleur réelle des travaux reste à apprécier.

Syndic

Saisir le syndic et suivre le dossier

Écrivez au syndic par lettre recommandée, photos à l’appui, en décrivant le désordre et sa localisation. Demandez la communication des documents qui s’y rapportent (déclarations de sinistre, devis, rapports techniques) et l’inscription du sujet à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale. En cas d’urgence, l’article 18 de la loi de 1965 permet au syndic de faire exécuter de sa propre initiative les travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble.

Le conseil syndical, qui assiste et contrôle le syndic, connaît l’histoire de l’immeuble et peut vous éclairer sur les décisions passées. Si un élément commun présente un danger (balcon dont les aciers sont corrodés, corniche qui se délite, marche d’escalier affaissée), signalez le immédiatement par écrit : l’autorité administrative compétente peut engager la procédure de mise en sécurité prévue par le Code de la construction et de l’habitation.

Table de reunion avec dossiers de copropriete et plans d immeuble

Une façade sur cour dégradée annonce des travaux que la copropriété devra voter.

Expertise

Le rôle de l’expert en bâtiment

L’expert examine le désordre dans votre logement et dans les parties communes accessibles, en recherche la cause, en évalue la gravité et en apprécie l’ancienneté. Il croise ses constats avec les documents de copropriété pour repérer les indices montrant que le problème était connu avant la vente. Son rapport sert sur deux fronts : auprès du syndic, pour obtenir des travaux adaptés, et auprès du vendeur, pour fonder un éventuel recours.

Notre expertise vices cachés peut ensuite réunir, dans une seconde phase contradictoire, le vendeur, son assureur et le cas échéant l’agence ou le syndic, afin de rechercher un accord. Lorsque le désordre touche la structure (fissures traversantes, planchers déformés), l’analyse rejoint celle d’une expertise fissures.

Préjudice

Chiffrer le préjudice et prévenir

Le préjudice de l’acquéreur comprend sa quote-part des travaux sur les parties communes, calculée à partir des devis votés et des tantièmes, les dommages dans son logement et, le cas échéant, une perte de jouissance. Les dommages privatifs relèvent aussi de votre assurance habitation, selon votre contrat, tandis que l’assurance de l’immeuble souscrite par le syndicat couvre certains sinistres. Les actions entre un copropriétaire et le syndicat obéissent à leurs propres délais, fixés par l’article 42 de la loi de 1965.

La meilleure protection reste en amont. Lire les procès verbaux, le carnet d’entretien et le plan pluriannuel de travaux, examiner les parties communes et poser des questions écrites au vendeur réduit nettement le risque. Le bilan avant achat intègre cette lecture des parties communes à l’examen du logement.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qui finance la réparation d’un défaut des parties communes ?

Le syndicat des copropriétaires, par des appels de fonds répartis selon les tantièmes. En tant que nouveau copropriétaire, vous y participez.

Le vendeur doit il payer les travaux votés avant la vente ?

La charge revient à celui qui est copropriétaire à la date d’exigibilité de l’appel de fonds, sauf convention contraire prévue dans l’acte de vente.

Un désordre cité dans un procès verbal remis peut il être un vice caché ?

En principe non : vous êtes réputé en avoir été informé. Seule l’ampleur réelle, si elle était impossible à apprécier, peut encore se discuter.

Sur quel fondement agir contre un vendeur qui savait ?

La garantie des vices cachés ou le dol, selon les faits. Votre avocat choisit le fondement et surveille les délais propres à chacun.

L’expert peut il accéder aux parties communes ?

Il examine les parties communes accessibles. Pour les locaux fermés (combles, caves, locaux techniques), l’accès s’organise avec le syndic.

Comment connaître le coût d’une expertise ?

Les conditions figurent sur notre page nos tarifs, et nous pouvons préciser la mission utile après un premier échange.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, articles 14, 18 et 42, Légifrance
  • Décret n° 67-223 du 17 mars 1967, article 6-2, Légifrance
  • Code civil, articles 1137, 1641 et 2224, Légifrance
  • Code de la construction et de l’habitation, article L721-2, Légifrance


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Vices cachés

Vice caché : prouver la date de découverte et tenir le délai de deux ans

Vices cachés

Vice caché : prouver la date de découverte et tenir le délai de deux ans

Dans un litige pour vice caché, une date commande tout le reste : celle à laquelle vous avez découvert le défaut. C’est elle qui déclenche le délai de deux ans pour agir contre le vendeur, et c’est elle que le vendeur cherchera à avancer. Voici comment la fixer et la prouver, pièce par pièce.

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L’essentiel

L’article 1648 du Code civil impose d’agir dans les deux ans qui suivent la découverte du vice. Juridiquement, la découverte ne se confond pas avec l’apparition d’une première trace : elle correspond au moment où vous avez connu le défaut dans sa nature, sa cause et sa gravité. Pour que cette date tienne face au vendeur, constituez dès le premier signe un dossier daté : photos originales, notes, courriers recommandés, déclarations à l’assureur et rapport d’expertise. Ce rapport est la pièce centrale, car il établit le jour où la cause technique et l’ampleur du désordre ont été connues. Un délai butoir de vingt ans à compter de la vente encadre l’ensemble.

Une expertise amiable, à elle seule, ne suspend ni n’interrompt le délai de deux ans : faites surveiller l’échéance par un avocat dès que le litige se dessine.

Le délai

Deux ans pour agir, vingt ans au maximum

L’article 1648 du Code civil fixe la règle : l’action en garantie des vices cachés doit être intentée par l’acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Réunie en chambre mixte le 21 juillet 2023, la Cour de cassation a précisé que ce délai est un délai de prescription. Il peut donc être interrompu, par exemple par une assignation en référé, et suspendu lorsque le juge ordonne une expertise avant tout procès, jusqu’à la remise du rapport.

La même décision a fixé la limite extérieure : l’action reste enfermée dans le délai butoir de vingt ans prévu par l’article 2232 du Code civil, qui court à compter du jour de la vente. Un défaut découvert vingt deux ans après l’achat ne peut donc plus fonder une action, quelle que soit sa gravité.

Découverte

Ce que le droit appelle la découverte

La découverte n’est pas le jour où vous avez aperçu une auréole ou une microfissure. Les juges la situent au moment où l’acquéreur a eu connaissance du vice dans son ampleur et dans sa cause. Une trace d’humidité remarquée en mars, dont l’origine (une infiltration ancienne masquée par un doublage) n’est établie qu’en juillet, peut être considérée comme découverte en juillet.

Ce point se discute au cas par cas, et les intérêts s’opposent. Le vendeur tentera de faire remonter la découverte au tout premier indice pour soutenir que le délai est expiré. Vous aurez intérêt, à l’inverse, à la rattacher au moment où la nature du défaut a été techniquement établie. Plus votre dossier est précis sur l’enchaînement des faits, plus votre position est solide.

Premiers signes

Les réflexes à adopter dès le premier indice

Dès qu’un désordre apparaît, photographiez le en plan large puis en détail, avec un repère de dimension (un mètre ruban, une règle). Conservez les fichiers originaux sans les retoucher : leurs métadonnées portent la date et l’heure de prise de vue. Sauvegardez les sur un support distinct de votre téléphone.

Tenez en parallèle un carnet de bord : date, pièce concernée, conditions météo, circonstances (après un orage, à la remise en route du chauffage, au passage d’un poids lourd). Ces détails, anodins sur le moment, aident l’expert à rattacher le désordre à sa cause.

Surtout, ne réparez pas, ne repeignez pas et ne rebouchez pas avant l’examen technique, sauf urgence. Si une intervention s’impose (fuite active, risque de chute d’enduit), faites la constater et photographier avant et après.

Lettre recommandee avec accuse de reception posee sur un bureau en bois

Une photo originale, avec ses métadonnées, constitue la première trace datée du désordre.

Chronologie

Bâtir une chronologie que le vendeur ne pourra pas contester

Un dossier convaincant se lit comme une frise. Ouvrez un document unique et reportez y, au fil de l’eau : la date de signature de l’acte authentique, celle de la remise des clés, chaque observation du désordre, chaque photo, chaque appel, courrier ou courriel échangé avec le vendeur, l’agence, le syndic ou votre assureur, puis la date de l’expertise et celle de la réception du rapport. Rattachez à chaque ligne la pièce qui la prouve.

Cette frise permet à votre avocat de vérifier en quelques minutes que le délai est respecté. Elle vous protège aussi des incohérences : une date approximative donnée au téléphone puis contredite par une photo suffit à fragiliser votre récit. Si le désordre évolue, notez chaque étape (largeur d’une fissure relevée sur un témoin, surface d’une tache, taux d’humidité mesuré). L’aggravation documentée distingue ce qui existait à la découverte de ce qui s’est ajouté ensuite.

Écrits

Courriers, déclarations et attestations

Informez le vendeur par lettre recommandée avec accusé de réception. Restez factuel : description du désordre, date de constat, annonce d’un examen technique. Évitez toute qualification juridique hâtive. Si le défaut peut toucher les parties communes, adressez un courrier comparable au syndic. Ces envois datent votre connaissance et prouvent votre réactivité.

Lorsque le désordre a causé des dommages (dégât des eaux, plafond taché chez le voisin), déclarez le sinistre à votre assureur habitation. La déclaration est horodatée et peut déclencher une expertise d’assurance, utile même si l’expert de l’assureur n’a pas pour mission de rechercher un vice caché. Vérifiez au passage si votre contrat comporte une garantie protection juridique, qui peut couvrir une partie des frais selon ses conditions.

Recueillez enfin les attestations écrites des personnes qui ont vu le défaut ou en connaissent l’historique : voisin du dessous qui a subi des infiltrations avant la vente, gardien, artisan déjà intervenu. L’article 202 du Code de procédure civile impose qu’une attestation soit écrite, datée et signée de la main de son auteur, avec une copie de sa pièce d’identité.

Expertise

Le rapport d’expertise, pièce maîtresse

Le rapport d’un expert en bâtiment indépendant décrit le défaut, en identifie la cause, en mesure la gravité et apprécie son ancienneté. Sa date constitue un repère solide : c’est le moment où vous disposez d’une connaissance technique du vice. Faites intervenir l’expert dès que le désordre se confirme, plutôt que d’attendre qu’il s’aggrave, pour que la chronologie reste lisible.

Notre expertise vices cachés se déroule en deux temps : un premier examen fixe les constats techniques, puis, si vous le souhaitez, une réunion contradictoire avec le vendeur et son éventuel conseil cherche une issue amiable. Pour une infiltration ou des remontées capillaires, l’examen s’appuie sur des mesures, comme dans une expertise humidité.

Classeur ouvert contenant des photos imprimees de desordres dans un logement

Le courrier recommandé au vendeur date le moment où vous l’avez informé.

Antériorité

Prouver que le vice existait avant la vente

La date de découverte ne suffit pas. L’article 1641 du Code civil suppose aussi que le défaut soit antérieur à la vente, caché lors de l’achat et assez grave pour rendre le bien impropre à son usage, ou pour en diminuer tellement l’usage que vous ne l’auriez pas acheté, ou à un prix moindre. L’expert apprécie l’ancienneté à partir d’indices matériels : couches de peinture superposées sur une tache, enduit récent sur une fissure ancienne, salpêtre sous un doublage, réparations de fortune.

Complétez ces constats par les photos de l’annonce, celles prises lors des visites, les diagnostics annexés à l’acte, les procès verbaux d’assemblée générale et le carnet d’entretien de l’immeuble. Dans un immeuble ancien de la Presqu’île ou des pentes de la Croix-Rousse, un procès verbal évoquant des infiltrations en toiture ou en cave quelques années avant la vente peut peser lourd.

Procédure

Erreurs à éviter et protection de vos droits

Les dossiers qui échouent présentent des faiblesses récurrentes : un désordre laissé de côté pendant des mois, des réparations engagées avant tout constat, des échanges uniquement téléphoniques avec le vendeur, des photos effacées lors d’un changement de téléphone, une expertise commandée trop tard. Chacune de ces erreurs ouvre une brèche dans laquelle le vendeur s’engouffre.

La négociation amiable a sa place, mais elle ne doit pas faire oublier l’échéance. Si le vendeur ne répond pas ou refuse tout dialogue, votre avocat peut demander au juge des référés une expertise judiciaire sur le fondement de l’article 145 du Code de procédure civile : l’assignation interrompt le délai, et l’expertise ordonnée le suspend jusqu’au dépôt du rapport. Le rapport de votre expert appuie cette demande.

Pour limiter le risque en amont, un bilan avant achat fixe l’état du bien avec des photos datées. Pour un premier échange sur votre situation, contactez nous.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps ai je pour agir contre le vendeur ?

Deux ans à compter de la découverte du vice (article 1648 du Code civil), sans pouvoir dépasser vingt ans à compter de la vente.

La découverte correspond elle à la première trace du défaut ?

Pas nécessairement. Les juges retiennent le moment où vous avez connu la nature, la cause et la gravité du vice, ce qui s’apprécie au cas par cas.

Une expertise amiable arrête t elle le délai ?

Non. Ce sont des démarches judiciaires, comme une assignation en référé ou une expertise ordonnée par le juge, qui interrompent ou suspendent le délai. Votre avocat surveille l’échéance.

Puis je faire réparer avant l’expertise ?

Évitez le. En cas d’urgence, faites constater et photographier le désordre avant et après l’intervention, et conservez les factures.

Les photos de mon téléphone suffisent elles ?

Elles sont utiles si vous gardez les fichiers originaux avec leurs métadonnées, mais elles doivent être complétées par des courriers datés et un rapport d’expertise.

Quel est le coût d’une expertise vices cachés ?

Les conditions sont détaillées sur notre page nos tarifs. Vous pouvez aussi nous contacter pour préciser la mission adaptée à votre dossier.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641, 1648 et 2232, Légifrance
  • Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023, pourvoi n° 21-15.809
  • Code civil, articles 2239 et 2241, Légifrance
  • Code de procédure civile, articles 145 et 202, Légifrance


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