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Enduit ciment sur mur en pierre ou en pisé : pourquoi il piège l’humidité

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Enduit ciment sur mur en pierre ou en pisé : pourquoi il piège l’humidité

Il y a quelques années, un mur en pierre, en moellons ou en pisé a reçu un enduit ciment censé le protéger. Aujourd’hui, l’enduit sonne creux, le salpêtre apparaît plus haut qu’avant et l’intérieur sent l’humidité. Voici pourquoi le ciment ne convient pas aux murs anciens du Rhône et comment corriger la situation dans le bon ordre.

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L’essentiel

Un mur ancien monté à la chaux ou en terre n’est pas étanche : il absorbe l’eau du sol et de la pluie, puis la rend à l’air par évaporation à travers des enduits perméables. L’enduit ciment, plus fermé à la vapeur et beaucoup plus rigide, coupe cette évaporation. L’eau reste dans la maçonnerie, monte plus haut, sort par l’intérieur ou au-dessus de l’enduit, et les sels cristallisent derrière la couche de ciment jusqu’à la fissurer et la décoller. La correction consiste à déposer l’enduit ciment sur les zones concernées, à supprimer les apports d’eau, à laisser le mur sécher, puis à refaire un enduit à la chaux, ou en terre pour le pisé, adapté au support. Un diagnostic préalable fixe l’étendue des travaux.

Mur ancien

Un mur ancien sèche, il n’est pas étanche

Les murs anciens du Rhône sont faits de pierre, de moellons, de brique ou de terre crue, liés par des mortiers de chaux ou de terre. Ces matériaux sont poreux. L’eau qui y pénètre, par le pied du mur ou par la pluie battante, circule lentement et ressort par évaporation à travers des enduits eux aussi à la chaux ou au plâtre.

La longévité de ces murs repose sur cet équilibre. Ils se mouillent, mais ils sèchent. Tant que les apports d’eau restent mesurés et que la surface peut respirer, une maçonnerie traverse les siècles. Tout ce qui ferme cette surface rompt l’équilibre.

La chaux aérienne ou hydraulique naturelle donne des mortiers souples et ouverts à la vapeur, qui accompagnent les légers mouvements du bâti sans se fissurer. C’est pour cette raison que les services du patrimoine du Rhône la recommandent encore aujourd’hui, jusque dans les scellements des tuiles de faîtage et de rive.

Ciment

Ce que change une couche de ciment

À partir du milieu du XXe siècle, le ciment s’est imposé partout, y compris sur les bâtiments anciens. Il paraissait moderne, dur et durable. Sur un mur ancien, il pose deux problèmes. Il laisse beaucoup moins passer la vapeur que la chaux, et il est bien plus rigide que la maçonnerie qu’il recouvre.

Piégée, l’eau s’accumule dans le mur. Elle monte plus haut, cherche les zones restées perméables, à l’intérieur ou au-dessus de l’enduit, et dégrade les matériaux au passage. Les petits mouvements du mur, que la chaux accompagnait, fissurent le ciment. Par ces fissures, l’eau de pluie entre, mais elle ne ressort plus.

Pisé

Le cas du pisé et des murs du Rhône

Le pisé, mur en terre crue compactée que l’on rencontre dans le Rhône et le Nord Isère, est le plus vulnérable. Les services du patrimoine rappellent que l’eau est son principal ennemi et que les enduits étanches, au ciment ou hydrofugés, comptent parmi ses plus grands ennemis car ils empêchent le mur de respirer. Ils signalent aussi qu’un enduit à la chaux trop épais, trop serré ou trop rigide peut produire les mêmes dégâts.

Sur un pisé enduit de ciment, l’humidité piégée ramollit la terre en pied de mur, creuse un sillon sous l’enduit et fait tomber celui-ci par grandes plaques. Les murs en pierre des Monts du Lyonnais, du Beaujolais ou des immeubles anciens de Lyon réagissent plus lentement, mais selon le même mécanisme, en particulier sur les soubassements, dans les caves et en rez de chaussée.

Artisan appliquant un enduit a la chaux sur un mur en pise

Un enduit ciment fissuré sur un mur ancien enferme l’humidité dans la maçonnerie.

Signes

Reconnaître un enduit qui piège l’eau

À l’extérieur : fissures en réseau, zones qui sonnent creux au tapotement, plaques qui se décollent, salpêtre qui apparaît juste au-dessus de l’enduit, coulures en bas de façade. À l’intérieur : peinture qui cloque, moisissures, plinthes qui gonflent, humidité qui a progressé depuis la rénovation. Derrière l’enduit, la maçonnerie peut être détrempée et les joints vidés.

Ces désordres sont attribués à tort aux seules remontées capillaires. Les remontées existent, mais c’est l’enduit qui les aggrave en empêchant l’eau de s’évaporer en partie basse. Retirer l’enduit fautif fait donc partie du traitement de l’humidité, ce n’est pas un simple choix esthétique.

Erreurs

Les réparations qui aggravent le mal

Reboucher les fissures au ciment, repeindre avec une peinture étanche, appliquer un hydrofuge de surface ou coller un doublage côté intérieur : chacune de ces réponses ferme un peu plus le mur et pousse l’eau vers d’autres zones, parfois vers le logement voisin. Couler une dalle béton ou un enrobé contre la façade, ou rehausser le terrain au-dessus du soubassement, produit le même effet par le bas.

Injecter une barrière contre les remontées sans déposer l’enduit ciment ne permet pas non plus au mur de sécher : la maçonnerie reste chargée d’eau et de sels. Les travaux doivent former un ensemble cohérent.

Ces solutions rapides coûtent peu sur le moment, mais elles se paient ensuite : finitions à reprendre à intervalles rapprochés, joints qui se vident, pierres qui se délitent, inconfort et moisissures. Un mur qui peut de nouveau sécher retrouve, lui, sa durabilité.

Diagnostic

Ce que vérifie l’expert

L’expert repère par sondage les zones fissurées et décollées, mesure l’humidité sur les deux faces du mur et à plusieurs hauteurs, identifie la nature de l’enduit et du support. Il recherche les autres sources d’eau : pied de mur, ruissellement, appuis de fenêtres, couronnement des murs, gouttières, réseaux.

Quelques sondages ponctuels donnent une idée de l’état de la maçonnerie sous l’enduit. Les dégradations restent invisibles tant que le ciment tient et se révèlent à la dépose, parfois plus étendues que prévu : les anticiper évite les mauvaises surprises en cours de chantier. Le rapport sépare ce qui relève de l’enduit et ce qui relève d’autres causes, et propose un ordre de travaux.

Coupe de mur ancien montrant la maconnerie et un enduit decolle

Un enduit à la chaux protège le mur ancien tout en le laissant sécher.

Corriger

Corriger dans le bon ordre

Première étape, déposer l’enduit ciment sur les zones concernées, avec précaution pour ne pas arracher la pierre ou la terre. Les joints dégradés sont ensuite dégarnis et refaits au mortier de chaux. En parallèle, on supprime les apports d’eau : pente du sol, abords perméables, gouttières, couronnements. Le mur sèche alors, pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois selon son épaisseur.

Vient enfin l’enduit à la chaux, en plusieurs couches, ou un enduit en terre pour le pisé. En présence de sels, un enduit dit d’assainissement peut être choisi. Les finitions restent perméables : badigeons, peintures minérales. La chaux demande un savoir-faire précis (choix du liant, dosage, protection contre le gel et le soleil pendant la prise) : confiez ces travaux à des artisans formés au bâti ancien.

À l’intérieur, les mêmes règles s’appliquent. Un doublage collé au mortier ciment ou un enduit étanche sur un mur humide se remplace par un enduit à la chaux ou au plâtre, ou par un doublage ventilé, désolidarisé de la maçonnerie. Une isolation intérieure reste possible avec des isolants et des membranes adaptés au bâti ancien, à condition d’être conçue pour ne pas reproduire le piège à l’intérieur.

Copropriété et achat

Façade commune, achat et expertise

En copropriété, façades et murs porteurs sont des parties communes. La correction d’un enduit inadapté se vote en assemblée générale, idéalement à l’occasion d’un ravalement dont le cahier des charges précise des enduits compatibles avec le support. Demandez qu’un diagnostic précède le choix des matériaux.

Lors d’un achat, une maison en pisé ou en pierre enduite de ciment avec des signes d’humidité justifie un examen attentif. Le bilan avant achat mesure l’humidité et identifie les enduits en place. Si les désordres sont installés, l’expertise humidité établit le rôle de l’enduit, les autres causes et la stratégie de correction. Des fissures dans un mur en pisé relèvent aussi de l’expertise fissures.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Pourquoi le ciment abîme t il un mur ancien ?

Il bloque l’évaporation de l’eau et ne suit pas les mouvements du mur. L’humidité reste piégée, l’enduit se fissure et se décolle.

Faut il retirer tout l’enduit ciment ?

Au minimum sur les zones humides et dégradées. Le diagnostic précise l’étendue nécessaire.

Quel enduit pour un mur en pisé ?

Un enduit en terre ou à la chaux, perméable, ni trop épais ni trop rigide, jamais un enduit ciment ou hydrofugé.

Combien de temps laisser sécher le mur avant le nouvel enduit ?

De quelques semaines à plusieurs mois selon l’épaisseur du mur et son niveau d’humidité.

Un hydrofuge peut il régler le problème ?

Non. Il limite encore l’évaporation et risque d’aggraver les désordres.

Qui décide de refaire l’enduit d’une façade en copropriété ?

L’assemblée générale, la façade étant une partie commune.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • UDAP de l’Isère, fiche conseil sur le bâti en pisé
  • Cerema, réhabilitation du bâti ancien
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété, Légifrance


"Bouche
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Ventiler un appartement ancien à Lyon sans l’abîmer

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Ventiler un appartement ancien à Lyon sans l’abîmer

Fenêtres neuves, cheminée condamnée, cuisine refermée, salle d’eau créée dans un ancien placard : dans un appartement ancien de Lyon, chaque amélioration peut supprimer un peu de l’aération d’origine. Quelques hivers plus tard, buée et moisissures s’installent. Voici comment rétablir une ventilation efficace sans dénaturer le bâti ni créer de nouveaux désordres.

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L’essentiel

Un logement ancien se ventilait par les défauts d’étanchéité de ses menuiseries en bois et par le tirage de ses conduits de cheminée. Lorsque les rénovations suppriment ces passages sans les remplacer, l’air ne se renouvelle plus et la vapeur produite au quotidien se condense sur les parois froides. Une ventilation efficace fait entrer l’air neuf dans les pièces principales et l’extrait dans la cuisine, la salle d’eau et les toilettes, en continu. Selon l’immeuble, cela passe par des entrées d’air, la réutilisation d’un conduit existant, un extracteur ou une ventilation mécanique, dans le respect du règlement de copropriété et des règles d’urbanisme. Ce système doit aller de pair avec des finitions qui laissent les murs anciens échanger leur humidité.

Hier

Comment un logement ancien renouvelait son air

Dans un immeuble lyonnais du XIXe siècle, l’air neuf entrait par les jeux des fenêtres en bois, sous les portes et entre les lames de parquet. Il ressortait par les conduits de cheminée que comptait chaque pièce principale. Ce tirage naturel, d’autant plus fort que l’écart de température entre dedans et dehors était grand, assurait un renouvellement permanent, maximal en hiver.

Les cuisines et les cabinets de toilette disposaient d’une fenêtre ou d’un conduit. Les murs en pierre, en moellons ou en pisé, enduits à la chaux ou au plâtre, absorbaient puis restituaient l’humidité. Cet ensemble était peu performant sur le plan énergétique, mais il empêchait la condensation de s’installer.

Comprendre ce fonctionnement d’origine évite deux excès : vouloir rendre l’appartement parfaitement étanche comme un logement neuf, ou au contraire renoncer à toute amélioration thermique. L’objectif est de remplacer les fuites d’air subies par une ventilation maîtrisée, dont on connaît les débits.

Rénovations

Quand l’amélioration supprime l’aération

Menuiseries neuves très étanches sans entrées d’air, conduits de cheminée obturés, salles d’eau aveugles aménagées dans d’anciennes chambres ou placards, cuisines refermées : chaque chantier a retiré une voie d’aération. Dans le même temps, la production de vapeur a augmenté avec les douches quotidiennes, la cuisson et le linge séché à l’intérieur.

Le résultat apparaît en un ou deux hivers : humidité relative élevée, buée sur les vitrages le matin, moisissures dans les angles et derrière les meubles, odeurs qui persistent. Ces désordres surprennent les occupants, puisqu’ils suivent des travaux réalisés pour gagner en confort.

Le diagnostic se lit dans l’historique du logement : un appartement sain pendant des décennies qui se met à moisir dans les deux années suivant un changement de fenêtres oriente d’abord vers la ventilation, même si une mesure reste nécessaire pour écarter une fuite.

Principe

Faire circuler l’air des pièces sèches vers les pièces humides

Le principe est un balayage : l’air entre par des entrées d’air dans le séjour et les chambres, traverse le logement, puis il est extrait dans les pièces où se produit la vapeur, cuisine, salle de bains, toilettes. La vapeur est ainsi évacuée à sa source et tout le volume est renouvelé. Pour que l’air passe d’une pièce à l’autre, les portes intérieures doivent être détalonnées ou équipées d’une grille.

Ouvrir les fenêtres quelques minutes par jour reste utile, mais ne remplace pas une ventilation permanente, qui travaille aussi la nuit et quand le logement est vide.

Le bénéfice dépasse la seule humidité. Renouveler l’air évacue aussi le dioxyde de carbone, les odeurs et les polluants émis par les meubles, les produits ménagers ou la cuisson. Lorsque le logement comporte un appareil à combustion, chaudière ou chauffe-eau au gaz, une ventilation suffisante devient une question de sécurité.

Haute fenetre en bois entrouverte dans un appartement ancien lyonnais

Une bouche d’extraction dans la salle d’eau évacue la vapeur là où elle se forme.

Solutions

Les systèmes compatibles avec l’ancien

Les entrées d’air s’intègrent aux menuiseries neuves ou s’ajoutent sur les fenêtres existantes. Côté extraction, plusieurs voies existent : tirage naturel par un ancien conduit remis en service, extracteur individuel dans la salle d’eau, ventilation mécanique simple flux, de préférence hygroréglable pour ajuster le débit à l’humidité. Certains immeubles ont reçu une ventilation collective utilisant les anciens conduits de fumée.

Ces conduits sont une ressource précieuse. Avant de les réutiliser, il faut vérifier leur état, leur continuité et leur affectation : un conduit peut desservir plusieurs logements ou servir encore à une chaudière. Ils sont en principe parties communes. Un conduit laissé ouvert avec une grille, ou raccordé à un extracteur adapté, règle parfois à lui seul un problème de condensation.

Fenêtres et isolation

Fenêtres neuves et isolation : garder l’équilibre

Remplacer des fenêtres améliore le confort thermique et acoustique, à condition de prévoir des entrées d’air dans la menuiserie ou dans le coffre de volet. Une fenêtre parfaitement étanche dans un logement sans autre ventilation crée les conditions de la condensation. Dans les grands volumes des appartements de canuts, dont les hautes fenêtres éclairaient les métiers à tisser, le remplacement des menuiseries modifie fortement l’aération de la pièce et doit être pensé avec la ventilation.

L’isolation change aussi le comportement des parois. Un isolant posé contre un mur ancien avec un pare-vapeur absent ou mal raccordé peut provoquer une condensation cachée entre l’isolant et la maçonnerie, révélée des mois plus tard par des moisissures. Les isolants perméables à la vapeur associés à un frein vapeur adapté limitent ce risque, et toute isolation s’accompagne d’une ventilation efficace.

Règles

Copropriété, urbanisme et décence

Percer une façade pour une sortie de ventilation, utiliser un conduit commun ou poser un groupe en toiture demande en principe l’autorisation de l’assemblée générale. Le règlement de copropriété peut aussi imposer un modèle de fenêtre ou interdire les grilles sur la façade côté rue. Dans le site patrimonial remarquable du Vieux Lyon et aux abords des monuments historiques, toute modification de l’aspect extérieur passe par l’accord de l’architecte des bâtiments de France.

Pour un logement loué, l’aération suffisante fait partie des critères de décence : les dispositifs d’ouverture et de ventilation doivent permettre un renouvellement de l’air adapté. Un bailleur peut se voir reprocher une ventilation absente ou hors d’usage, et un locataire des entrées d’air obstruées.

Grille d entree d air sur une menuiserie recente

Les entrées d’air des menuiseries apportent l’air neuf dans les pièces principales.

Erreurs

Les gestes qui aggravent la condensation

Boucher les entrées d’air pour couper un courant d’air ou un bruit de rue, débrancher un extracteur jugé bruyant, fermer un conduit par un panneau étanche, installer une hotte à recyclage dans une cuisine dépourvue d’autre extraction : tous ces gestes font monter l’humidité. Raccorder un extracteur à un conduit partagé avec un appareil à combustion peut perturber son tirage et devenir dangereux. Avant toute modification, faites vérifier par un professionnel le dimensionnement et l’usage des conduits, et consultez le syndic sur leur statut.

À l’inverse, quelques habitudes suffisent à soulager le logement : nettoyer régulièrement grilles et bouches, faire tourner la hotte et l’extracteur pendant et après la cuisson ou la douche, aérer en grand quelques minutes chaque jour, éviter le séchage du linge sans ventilation et garder une température régulière. Les murs anciens profitent aussi de peintures minérales ou à la chaux plutôt que de finitions plastiques.

Diagnostic

Contrôler avant d’acheter ou de rénover

Lors d’une visite, cherchez les entrées d’air sur les fenêtres, les bouches d’extraction dans les pièces humides et les traces de condensation dans les angles et sur les tableaux de fenêtres. Le bilan avant achat comprend le contrôle de la ventilation et la mesure de l’humidité.

Si la condensation est déjà installée, l’expertise humidité mesure l’air et les parois, vérifie la ventilation existante et l’état des conduits, puis indique la solution adaptée à votre logement et à votre immeuble. Pour en parler, contactez nous.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une VMC est elle indispensable dans un appartement ancien ?

Non. Un conduit naturel remis en service, un extracteur ou une ventilation mécanique peuvent convenir selon la configuration.

Peut on boucher une ancienne cheminée ?

Mieux vaut la maintenir ventilée ou la réutiliser pour l’extraction, après vérification de son état et de son affectation.

Mes fenêtres neuves sont elles responsables des moisissures ?

Elles peuvent y contribuer si elles ont supprimé l’aération sans entrées d’air ni autre ventilation.

Faut il une autorisation pour une sortie de ventilation en façade ?

En principe oui, de l’assemblée générale, et dans les secteurs protégés de Lyon, de l’architecte des bâtiments de France.

Combien de temps aérer chaque jour ?

Quelques minutes, fenêtres grandes ouvertes, renouvellent l’air sans refroidir les murs. Mieux vaut une ouverture franche et courte qu’une fenêtre entrebâillée toute la journée.

Une ventilation est elle exigée pour louer un logement ?

Oui, un logement décent doit offrir une aération suffisante et un renouvellement de l’air adapté.

Besoin d’un avis d’expert ?

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Sources

  • Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements, Légifrance
  • Décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif au logement décent, Légifrance
  • Anses, qualité de l’air intérieur
  • Code du patrimoine, travaux en site patrimonial remarquable, Légifrance


"Plafond
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Dégât des eaux en copropriété à Lyon : qui fait quoi ?

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Dégât des eaux en copropriété à Lyon : qui fait quoi ?

Une auréole qui s’étend au plafond, des gouttes qui tombent de la salle de bains du dessus, un mur qui se gorge d’eau le long d’une colonne : dans un immeuble lyonnais, un dégât des eaux mobilise vite voisins, syndic et assureurs. Voici l’ordre des démarches, le rôle de chacun et les moyens d’éviter qu’un dossier s’enlise.

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L’essentiel

Face à un dégât des eaux, la priorité est d’arrêter l’écoulement et de protéger les lieux, puis de déterminer l’origine : installation privative d’un voisin, partie commune ou votre propre logement. Un constat amiable fixe les faits et chacun déclare le sinistre à son assureur dans le délai prévu par son contrat. Entre assureurs, la convention IRSI désigne un assureur gestionnaire qui organise la recherche de fuite et, pour les sinistres de faible ampleur, indemnise directement. Reste une règle simple : celui chez qui se trouve la cause doit la faire réparer. Lorsque l’origine est floue ou contestée, un avis technique fondé sur des mesures débloque la situation.

Urgence

Les gestes des premières heures

Si la fuite vient de chez vous, fermez le robinet de l’appareil ou la vanne générale du logement. Si elle vient d’en haut, montez prévenir le voisin. En son absence, alertez le gardien ou le syndic, qui peut faire couper la colonne concernée. Si l’eau approche d’un plafonnier, d’une prise ou du tableau, coupez l’électricité de la zone.

Mettez ensuite à l’abri meubles, appareils et papiers, épongez, placez des récipients sous les points d’écoulement et aérez. Avant de nettoyer, photographiez les dégâts, le trajet de l’eau et l’origine si elle est visible, en notant la date et l’heure. Ces premières preuves pèsent lourd lors du constat et de l’instruction du dossier.

Origine

Trouver d’où vient l’eau

Tout le dossier dépend de l’origine : elle désigne qui doit réparer et oriente la gestion entre assureurs. Les causes habituelles sont une fuite sur l’alimentation ou l’évacuation privative d’un voisin, un joint de douche ou de baignoire défaillant, un débordement accidentel, une colonne commune fissurée, ou une infiltration par la toiture ou la façade.

L’eau ne tombe pas toujours à la verticale. Elle chemine dans l’épaisseur des planchers, le long des solives ou dans les gaines techniques, et la tache peut apparaître à plusieurs mètres de la fuite. Une canalisation encastrée peut suinter pendant des mois avant de marquer un plafond. Quand rien n’est visible, une recherche de fuite non destructive devient nécessaire.

La recherche combine plusieurs outils : humidimètre pour cartographier la zone mouillée, caméra thermique pour suivre le trajet de l’eau, gaz traceur ou écoute acoustique pour localiser une fuite sous pression, inspection par caméra des évacuations. Elle doit aboutir à une localisation précise. Sans elle, on répare à l’aveugle et le désordre revient.

Constat

Constat amiable et déclaration

Le constat amiable de dégât des eaux se remplit entre les personnes concernées : vous et l’occupant du logement d’où vient l’eau, ou le syndic lorsqu’une partie commune est en cause. Il décrit les circonstances, l’origine supposée et les dommages constatés. Chacun transmet ensuite son exemplaire à son propre assureur, dans le délai fixé par son contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés.

Le constat sert à établir les faits, pas à reconnaître une faute. Remplissez le avec soin, joignez vos photos et, si vous n’êtes pas d’accord sur l’origine, indiquez le clairement plutôt que de signer une version que vous contestez.

Si le voisin est absent ou refuse de signer, remplissez quand même votre partie, prévenez le syndic par écrit et déclarez le sinistre à votre assureur. L’assureur gestionnaire se chargera de contacter les autres parties.

Canalisation et flexibles inspectes sous un evier a la lampe

Une auréole au plafond sous une salle de bains oriente la recherche vers l’étage supérieur.

IRSI

Ce que change la convention IRSI

Depuis juin 2018, la convention d’indemnisation et de recours des sinistres immeuble, dite IRSI, organise entre assureurs la gestion des dégâts des eaux dans les immeubles. Elle désigne un assureur gestionnaire, en principe celui de l’occupant du local sinistré, qui pilote la recherche de fuite, y compris dans un logement voisin, et indemnise directement son assuré pour les sinistres de la première tranche, sans attendre de savoir qui est responsable.

Cette convention accélère l’indemnisation, mais elle lie seulement les assureurs entre eux. Elle ne répare pas la cause : si la fuite n’est pas supprimée, le sinistre recommence. Elle ne prive pas non plus les personnes de leurs droits à l’égard du responsable.

Responsabilités

Qui répare la cause, qui est indemnisé

La réparation de la cause revient à celui chez qui elle se trouve : le voisin pour son installation privative, le syndicat des copropriétaires pour une partie commune. Dans les immeubles anciens, les colonnes montantes et les chutes sont en principe communes, tandis que les branchements jusqu’aux appareils sont privatifs. Le règlement de copropriété fixe la limite exacte. Un joint de douche usé relève donc du copropriétaire, une chute en fonte fissurée de la copropriété.

Les embellissements (peintures, papiers, revêtements) sont indemnisés au profit de celui qui en a la charge. Le locataire déclare le sinistre à son assureur multirisque habitation et prévient son bailleur, lui même tenu d’être assuré en tant que propriétaire non occupant.

Lorsque la fuite provient d’une partie commune, c’est le syndic qui mandate l’entreprise et déclare le sinistre à l’assureur de l’immeuble. Relancez le par écrit si rien ne bouge : l’inaction prolongée aggrave les dommages et complique l’indemnisation.

Bâti ancien

Planchers et plafonds anciens : les dégâts invisibles

Dans un immeuble ancien, l’eau ne se limite pas à tacher une peinture. Les plafonds à la française, avec poutres et solives apparentes, que l’on trouve par exemple dans des appartements de canuts ou dans le Vieux Lyon, absorbent l’eau dans le bois : une pièce qui reste humide à son appui dans le mur peut pourrir. Les poutrelles métalliques des planchers plus récents rouillent, gonflent et font éclater le plâtre qui les enrobe.

Un plafond en plâtre sur lattis gorgé d’eau peut se décoller par plaques et tomber. Après un sinistre important, faites contrôler la flèche des planchers, l’état des appuis et l’humidité des bois avant de refaire les finitions. Une fissure qui s’ouvre au plafond après une fuite mérite un avis technique.

Constat amiable de degat des eaux pose sur une table avec un stylo

Les flexibles et raccords sous un évier figurent parmi les premiers points à contrôler.

Récidive et séchage

Sinistres à répétition et temps de séchage

Un dégât des eaux qui revient tous les quelques mois signale une cause jamais traitée : étanchéité de douche à refaire, colonne commune vétuste, couverture défaillante. Un assureur peut refuser de prendre en charge un sinistre qui résulte d’un défaut d’entretien connu. Un rapport qui établit la cause, l’historique et les conséquences permet de mettre en demeure le responsable ou de faire inscrire les travaux à l’ordre du jour de l’assemblée générale.

Un mur ou un plafond imbibé demande plusieurs semaines pour sécher. Repeindre trop tôt fait cloquer la peinture et favorise les moisissures. Chauffez normalement, aérez chaque jour et vérifiez à l’humidimètre que le matériau est revenu à un taux normal avant de refaire les embellissements. Pour les sinistres importants, l’assureur peut missionner un séchage assisté.

Prévention et achat

Prévenir et vérifier avant d’acheter

Contrôlez régulièrement les joints de douche et de baignoire, les flexibles et raccords sous les éviers et le groupe de sécurité du chauffe-eau. En copropriété, le remplacement programmé des colonnes anciennes et l’entretien des couvertures et des chéneaux réduisent nettement le nombre de sinistres.

Avant d’acheter, demandez l’historique des dégâts des eaux du logement et lisez les procès verbaux d’assemblée générale : des sinistres répétés dans l’immeuble annoncent un remplacement de colonnes. Le bilan avant achat recherche les traces d’humidité, même masquées. En cas de litige sur l’origine, l’expertise humidité mesure les dommages et appuie votre dialogue avec voisins, syndic et assureurs, et l’expertise fissures évalue un plafond ou un plancher fragilisé.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qui faut il prévenir en premier ?

L’occupant du logement d’où vient l’eau, puis le gardien ou le syndic si la fuite n’est pas maîtrisée ou si une partie commune est en cause.

Dans quel délai déclarer un dégât des eaux ?

Dans le délai prévu par votre contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés après la découverte du sinistre.

À quoi sert la convention IRSI ?

Elle organise entre assureurs la gestion des dégâts des eaux en immeuble, désigne un assureur gestionnaire et accélère l’indemnisation des petits sinistres.

Qui prend en charge la recherche de fuite ?

Dans le cadre de la convention IRSI, l’assureur gestionnaire l’organise et peut la prendre en charge, y compris dans un logement voisin.

Que faire si le voisin ne répare pas sa fuite ?

Mettez le en demeure par écrit en joignant un document qui établit l’origine, et informez le syndic.

Un dégât des eaux peut il fragiliser un plancher ancien ?

Oui. L’eau peut faire pourrir l’appui des poutres en bois ou rouiller les poutrelles métalliques. Un contrôle s’impose après un sinistre important.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Convention IRSI, France Assureurs
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété, Légifrance
  • Code des assurances, article L113-2, Légifrance


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Crues du Rhône et de la Saône : quels risques pour les caves et les rez de chaussée ?

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Crues du Rhône et de la Saône : quels risques pour les caves et les rez de chaussée ?

Lyon s’est construite au confluent de deux fleuves, et leurs crues ont marqué son histoire autant que son urbanisme. Aujourd’hui protégés par des quais et des digues, les quartiers riverains restent exposés, surtout par le sous sol. Quels logements sont concernés, comment l’eau gagne les caves et que faire avant, pendant et après une crue ?

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L’essentiel

Lyon est couverte par le plan de prévention des risques d’inondation du Rhône et de la Saône sur le territoire du Grand Lyon, bâti sur les plus fortes crues connues : 1840 pour la Saône, 1856 et 1928 pour le Rhône. Lors d’une crue, l’eau peut atteindre caves et rez de chaussée par débordement, mais aussi par remontée de nappe et par refoulement des réseaux d’assainissement, sans que les quais soient submergés. Votre exposition se lit dans l’état des risques de l’adresse et sur Géorisques. Préparer les sous sols, savoir réagir pendant l’événement et documenter les dommages limite les pertes et facilite l’indemnisation au titre de la catastrophe naturelle.

Histoire

Deux fleuves, deux crues de référence

À l’automne 1840, après une quinzaine de jours de pluie, la Saône est sortie de son lit et a inondé toute la Presqu’île jusqu’à rejoindre le Rhône. Les sources historiques font état de 600 maisons détruites et d’une vingtaine de morts. En juin 1856, c’est le Rhône qui a rompu la digue de la Tête d’Or et des Charpennes et balayé la rive gauche. Après ces deux catastrophes, l’endiguement des fleuves, la construction de quais et de bas-ports et le rehaussement de rues ont profondément remodelé la ville.

Le Rhône a de nouveau connu une crue majeure en 1928, de débit proche de la crue centennale. Ces événements servent aujourd’hui de base au calcul des zones inondables : la crue de 1840 pour la Saône, et une crue calculée plus forte que celles de 1856 et 1928 pour le Rhône.

PPRNi

Ce que dit le plan de prévention

Prescrit par le préfet en 2004, le plan de prévention des risques d’inondation du Rhône et de la Saône couvre 27 communes de l’agglomération, dont Lyon et Villeurbanne. Il croise une crue centennale et une crue exceptionnelle de référence pour délimiter des zones où la construction est interdite ou soumise à prescriptions.

Il distingue aussi des phénomènes indirects : la remontée de nappe et la saturation des réseaux, qui peuvent toucher le premier niveau de sous sol, et la rupture de digue, avec une bande de précaution derrière certains ouvrages. Pour un acquéreur ou un copropriétaire, l’état des risques annexé à toute vente ou location indique si l’adresse figure dans ce zonage.

Les secteurs signalés pour la remontée de nappe et la saturation des réseaux ne sont pas frappés d’interdictions par le plan. Ils méritent pourtant votre attention si vous occupez un rez de chaussée, un local commercial ou une cave : c’est précisément ce premier niveau enterré qui reçoit l’eau en premier.

Mécanisme

Comment l’eau arrive dans les sous sols

Le débordement des quais n’est qu’une des voies d’entrée. Quand le fleuve monte, la nappe qui l’accompagne monte avec lui, et l’eau traverse les sols et les murs des caves. Les réseaux d’assainissement, gorgés d’eau, peuvent aussi refouler par les siphons de sol et les regards. Des caves éloignées de la berge se retrouvent ainsi inondées alors que la rue reste sèche.

La décrue est lente. L’eau peut stagner plusieurs jours dans les sous sols, puis laisser derrière elle boue, dépôts et maçonneries gorgées d’eau. Les orages violents produisent un effet comparable sur les réseaux, partout dans la Métropole, même loin des fleuves.

Au rez de chaussée, l’eau qui a stagné en cave remonte ensuite dans les murs par capillarité. Les mois qui suivent, plinthes, enduits et cloisons du logement peuvent se dégrader même si l’eau n’a jamais franchi le seuil de l’appartement.

Escalier de cave avec trace de niveau d eau sur un mur en pierre

Une ligne de dépôts sur un mur de cave garde la mémoire de la hauteur atteinte par l’eau.

Avant

Se préparer quand l’adresse est exposée

En zone inondable, ne gardez en cave ni objets de valeur, ni archives, ni produits chimiques, ni appareils électriques. Rangez sur des étagères hautes, dans des contenants étanches, et repérez où se trouvent compteurs, tableaux électriques et chaudière s’ils sont en sous sol.

La copropriété peut organiser sa réponse : coupure électrique des sous sols, batardeaux sur les soupiraux, dispositifs anti-refoulement sur les réseaux, pompes, liste des contacts utiles (syndic, gardien, assureur, entreprise de pompage) affichée dans le hall. Le règlement d’assainissement de la Métropole de Lyon rappelle d’ailleurs que les installations privées situées sous le niveau de la rue doivent résister à la mise en charge du réseau. Suivez enfin les bulletins de vigilance crues publiés par Vigicrues.

À plus long terme, réduire la vulnérabilité de l’immeuble passe par le déplacement des équipements techniques hors des sous sols, la mise hors d’eau des tableaux électriques et un contrat d’entretien des réseaux. Ces mesures se votent en assemblée générale et peuvent trouver place dans le plan pluriannuel de travaux de la copropriété.

Pendant

Les bons réflexes pendant la crue

Ne descendez jamais dans une cave inondée : électrocution, noyade et chute sont des dangers réels. Coupez l’électricité des niveaux exposés seulement si vous pouvez le faire au sec. Respectez les consignes des autorités et de la mairie.

Ne pompez pas tant que la nappe reste haute : vider une cave pendant que l’eau extérieure exerce encore sa poussée peut endommager les murs et le plancher. Photographiez, quand c’est possible sans risque, le niveau atteint et les dégâts visibles. Ces images serviront pour l’assurance. Notez aussi les dates et heures de montée et de retrait de l’eau, ainsi que les interventions réalisées : ce journal simple sera précieux pour l’expert et l’assureur.

Après

Après la décrue : nettoyer, sécher, contrôler

Une fois l’eau partie, évacuez la boue, nettoyez, désinfectez et ventilez largement. Les installations électriques et la chaudière immergées doivent être vérifiées par un professionnel avant toute remise en service. Les doublages, isolants et revêtements de sol des rez de chaussée touchés doivent parfois être déposés pour laisser sécher la maçonnerie.

Faites aussi contrôler la structure : murs et voûtes de cave, planchers bas, mortiers lessivés, éventuels tassements. Les réseaux d’évacuation sont à inspecter et à curer. Les murs épais mettent plusieurs mois à sécher, et repeindre trop tôt provoque cloques, salpêtre et moisissures. Des mesures d’humidité régulières indiquent le moment où les finitions peuvent reprendre.

Pompe et tuyau dans une cave voutee apres une inondation

Après une inondation, la ventilation et le séchage précèdent toute remise en état.

Indemnisation

Assurance et catastrophe naturelle

Les dommages dus à une inondation relèvent de la garantie catastrophe naturelle des contrats d’assurance de biens, prévue par le Code des assurances, à condition qu’un arrêté interministériel reconnaisse l’état de catastrophe naturelle pour la commune et la période. La déclaration à l’assureur doit respecter le délai qui court après la publication de cet arrêté au Journal officiel.

Photos datées, factures, liste des biens touchés et rapport d’expertise appuient le dossier. Une franchise légale reste à la charge de l’assuré. La copropriété déclare les dommages aux parties communes, chaque copropriétaire ceux de son lot et de ses biens. Conservez les éléments déposés jusqu’au passage de l’expert de l’assurance lorsque c’est possible.

Achat

Acheter près du Rhône ou de la Saône

Un appartement en étage dans un secteur inondable ne pose pas de difficulté particulière. Pour un rez de chaussée, un local en sous sol ou un lot avec cave, vérifiez le zonage, l’historique des inondations de l’immeuble, les sinistres indemnisés mentionnés dans l’état des risques et les mesures prises par la copropriété dans les procès verbaux d’assemblée générale. Le bilan avant achat intègre la lecture de ces documents et l’examen des sous sols.

Après une inondation, l’expertise humidité évalue les séquelles, suit le séchage et oriente les travaux. Nos pages par secteur présentent nos interventions à Lyon et dans le Rhône.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Comment savoir si mon immeuble lyonnais est en zone inondable ?

Consultez l’état des risques de l’adresse et Géorisques, qui reprennent le zonage du plan de prévention des risques d’inondation du Rhône et de la Saône.

Une cave éloignée du fleuve peut elle être inondée ?

Oui, par remontée de la nappe ou refoulement des réseaux, même lorsque les quais ne débordent pas.

Faut il pomper la cave tout de suite ?

Non, pas tant que la nappe reste haute : la poussée de l’eau extérieure pourrait endommager les murs.

Les dégâts d’une crue sont ils indemnisés ?

Oui, par la garantie catastrophe naturelle de votre contrat, si un arrêté reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour la commune et la période.

Combien de temps faut il pour sécher une cave inondée ?

Plusieurs mois pour des maçonneries épaisses. Des mesures d’humidité indiquent quand reprendre les finitions.

Que faire des équipements électriques qui ont pris l’eau ?

Ne les remettez pas en service sans contrôle par un professionnel, en raison du risque d’électrocution et d’incendie.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Préfecture du Rhône, PPRNi du Rhône et de la Saône sur le territoire du Grand Lyon
  • Musées Gadagne, Lyon et ses fleuves au XIXe siècle
  • Vigicrues, service d’information sur le risque de crues
  • Code des assurances, article L125-1, Légifrance


"Mur
Humidité

Salpêtre sur un mur ancien : comprendre les remontées capillaires

Humidité

Salpêtre sur un mur ancien : comprendre les remontées capillaires

Une frange blanche et poudreuse au bas d’un mur, une plinthe qui noircit, un enduit qui s’effrite au moindre contact : le salpêtre trahit une eau qui circule dans la maçonnerie. Dans le bâti ancien du Rhône, du rez de chaussée lyonnais à la ferme en pisé, il appelle un diagnostic avant tout traitement. Voici comment il se forme et comment le traiter sans aggraver le mal.

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L’essentiel

Ce que l’on appelle salpêtre désigne les sels qui cristallisent en surface d’un mur lorsque l’eau qui l’a traversé s’évapore. C’est un symptôme, pas une cause : il révèle une humidité persistante, due en premier lieu aux remontées capillaires depuis le sol dans les murs anciens dépourvus de coupure à leur base. D’autres origines produisent des traces proches, comme une infiltration latérale ou une fuite encastrée, d’où l’intérêt de mesures avant de choisir une solution. Le traitement associe la réduction des apports d’eau au pied du mur, une technique contre les remontées adaptée à la maçonnerie et des enduits perméables qui laissent le mur sécher. Un enduit ciment ou une peinture étanche posés par dessus ne font que repousser l’eau plus haut.

Le symptôme

Le salpêtre, trace visible d’une eau en mouvement

À l’origine, le salpêtre désignait le nitrate de potassium que l’on grattait autrefois sur les murs des caves et des étables. Dans le langage courant, le mot regroupe toutes les efflorescences salines des murs humides : nitrates, sulfates, chlorures. Ces sels viennent de l’eau du sol ou des matériaux eux-mêmes.

Tant que l’eau reste dans le mur, les sels sont dissous. Lorsqu’elle atteint la surface et s’évapore, ils cristallisent : dépôt blanc poudreux, filaments, croûte. En cristallisant dans les pores, ils exercent une pression qui fait cloquer la peinture et tomber l’enduit en poussière. Le salpêtre marque donc l’endroit où l’eau sort du mur, et sa hauteur renseigne sur l’ampleur du phénomène. Le nettoyer sans comprendre d’où vient l’eau, c’est effacer l’indice le plus utile au diagnostic.

Mécanisme

Pourquoi l’eau monte dans un mur ancien

Pierre, moellons, brique, terre crue et mortier de chaux sont des matériaux poreux. Leurs pores très fins aspirent l’eau du terrain, de la même façon qu’un morceau de sucre trempé dans un café. Les constructions récentes reçoivent une coupure étanche en pied de mur. Les murs anciens n’en ont pas : leur base est en contact direct avec le sol humide.

La hauteur atteinte résulte d’un équilibre entre l’eau disponible dans le sol, la porosité du matériau et l’évaporation possible en surface. Si l’on bloque cette évaporation par un revêtement étanche, l’eau monte plus haut. La zone humide prend alors la forme d’une bande horizontale, plus mouillée au pied, avec une limite haute où les sels s’accumulent.

Dans le Rhône

Les murs concernés à Lyon et dans le Rhône

Dans les immeubles anciens de Lyon, les remontées touchent d’abord les rez de chaussée, les anciennes boutiques transformées en logements et les murs de refend qui descendent jusqu’aux fondations. Près du Rhône et de la Saône, le plan de prévention des risques d’inondation identifie des secteurs exposés à la remontée de nappe, où le sol peut être plus chargé en eau.

Hors de la ville, le pisé, construction en terre crue compactée présente dans le Rhône et le Nord Isère, est particulièrement sensible. Les services du patrimoine rappellent que l’eau est son principal ennemi : les remontées capillaires y creusent un sillon en pied de mur, aggravé par le salpêtre, et l’enduit se détache par plaques. Les murs de pierre des villages du Beaujolais ou des Monts du Lyonnais connaissent les mêmes mécanismes, avec des dégâts plus lents. Dans tous ces bâtis, le soubassement doit rester hors du sol et les abords perméables, faute de quoi l’eau trouve un chemin direct vers la maçonnerie.

Enduit qui s effrite au pied d un mur en pise

Le salpêtre apparaît là où l’eau qui a traversé la maçonnerie s’évapore.

Signes

Reconnaître des remontées capillaires

Les indices typiques sont une bande humide au bas du mur, un liseré de dépôts blancs, une peinture qui cloque, un enduit qui se désagrège, des plinthes qui gonflent ou pourrissent et une odeur de renfermé au ras du sol. L’humidité est maximale au pied et décroît vers le haut.

Le phénomène est présent toute l’année, avec des variations selon les saisons et le niveau d’eau dans le sol, mais il ne réagit pas directement à chaque averse. Il concerne les deux faces du mur, intérieure et extérieure, lorsque rien ne vient perturber l’évaporation.

Un signe complémentaire aide à trier : sur un mur extérieur, regardez la façade côté rue ou côté cour. Si la même bande humide apparaît des deux côtés, à une hauteur comparable, les remontées capillaires sont très probables. Si seule la face intérieure est touchée, la condensation ou une fuite encastrée deviennent des pistes sérieuses.

Diagnostic

Mesurer avant de traiter

Plusieurs causes imitent les remontées capillaires : infiltration latérale depuis une cour ou un trottoir plus haut que le plancher, fuite sur une canalisation encastrée, condensation sur un pied de mur froid. Traiter la mauvaise cause revient à dépenser sans résultat.

L’expert mesure l’humidité à différentes hauteurs et sur plusieurs points du mur pour tracer un profil. Une décroissance régulière du bas vers le haut, sur toute la longueur, oriente vers les remontées. Une tache localisée évoque une fuite. Une humidité concentrée du côté exposé à la cour ou à la rue évoque une infiltration latérale. Il examine aussi les abords : niveau du sol extérieur, revêtement, descentes d’eaux pluviales, réseaux enterrés, puis mesure l’air intérieur pour évaluer la part de condensation.

Erreurs

Ce qui aggrave la situation

L’erreur la plus répandue consiste à couvrir le mur d’un enduit ciment ou d’une peinture étanche. L’eau ne s’évapore plus en partie basse, monte plus haut, et les sels s’accumulent derrière le revêtement jusqu’à le faire tomber. Sur le pisé, les services du patrimoine qualifient ces enduits étanches de plus grands ennemis du mur. Un doublage collé sur un mur humide crée en outre une lame d’air confinée où prolifèrent les moisissures.

À l’extérieur, une dalle béton ou un enrobé coulé contre la façade, ou des abords rehaussés au-dessus du soubassement, renvoient l’eau vers le mur. Gratter le salpêtre puis repeindre ne règle rien : il revient en quelques semaines. Les hydrofuges de surface ont un effet limité et peuvent piéger l’eau dans la maçonnerie.

Humidimetre pose a differentes hauteurs sur un mur interieur ancien

Des mesures à plusieurs hauteurs dessinent le profil d’humidité du mur.

Traitement

Traiter en trois temps et laisser sécher

Il faut d’abord réduire l’eau au pied du mur : rétablir une pente qui éloigne les eaux, réparer descentes et canalisations, remplacer un revêtement étanche par un sol perméable, drainer à distance du mur lorsque c’est possible. Vient ensuite, si le diagnostic le justifie, une technique contre les remontées : injection d’un produit formant barrière, coupure physique dans certains cas. Les dispositifs dont l’efficacité n’est pas démontrée sont à écarter.

Enfin, les enduits sont refaits avec des produits perméables à la vapeur, à la chaux ou des enduits dits d’assainissement, capables de stocker les sels. Un mur épais imbibé depuis des décennies demande plusieurs mois, parfois plus d’une année, pour retrouver un taux d’humidité stable. Les finitions définitives attendent que des mesures de suivi confirment la baisse.

Copropriété et achat

Qui agit, et que vérifier avant d’acheter

En copropriété, les murs porteurs, les fondations, la cour et les réseaux sont des parties communes : le traitement des remontées dans ces murs revient au syndicat des copropriétaires, les finitions intérieures restant à la charge du copropriétaire. Un rapport chiffrant l’humidité mesurée donne au syndic une base concrète pour inscrire les travaux à l’ordre du jour.

Lors d’une visite, une peinture refaite seulement en partie basse, des plinthes neuves dans un logement ancien ou une odeur de moisi méritent attention. Le bilan avant achat comprend des mesures qui révèlent les remontées masquées. Pour un mur déjà atteint, l’expertise humidité confirme la cause et hiérarchise les travaux.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le salpêtre est il toxique ?

Non, mais l’humidité qui l’accompagne favorise les moisissures, refroidit le logement et dégrade le mur.

Suffit il de gratter et de repeindre ?

Non. Tant que l’eau circule dans le mur, les sels reviennent en quelques semaines.

Une injection règle t elle les remontées capillaires ?

Elle peut être efficace sur des remontées confirmées, à condition de supprimer aussi les apports d’eau aux abords du mur.

Quel enduit choisir sur un mur en pierre ou en pisé ?

Un enduit perméable à la vapeur, à la chaux ou en terre selon le support, jamais un enduit ciment étanche.

Combien de temps faut il à un mur pour sécher ?

Plusieurs mois, parfois plus d’une année pour un mur épais. Des mesures de suivi indiquent le bon moment pour les finitions.

Qui paie le traitement dans un immeuble en copropriété ?

Pour les murs porteurs et les fondations, le syndicat des copropriétaires.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • UDAP de l’Isère, fiche conseil sur le bâti en pisé
  • Préfecture du Rhône, PPRNi du Rhône et de la Saône sur le territoire du Grand Lyon
  • Anses, moisissures dans le bâti


"Toits
Humidité

Infiltration sous une toiture en tuiles : les points faibles des immeubles lyonnais

Humidité

Infiltration sous une toiture en tuiles : les points faibles des immeubles lyonnais

Vue des pentes de Fourvière ou de la Croix-Rousse, Lyon est une mer de tuiles rouges. Ces couvertures protègent les derniers étages, mais quelques points faibles suffisent à laisser passer l’eau, parfois loin de l’endroit où elle réapparaît. Tuiles glissées, chéneaux, solins, rives : voici où chercher et comment agir.

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L’essentiel

Sur une toiture en tuiles, l’eau ne traverse pas une tuile saine : elle passe là où le recouvrement n’est plus assuré. Les entrées d’eau se situent aux tuiles glissées ou cassées, aux faîtages et aux rives dont le mortier s’est dégradé, aux solins des souches de cheminée, aux raccords des fenêtres de toit et aux chéneaux ou gouttières qui débordent. L’eau suit ensuite les liteaux et la charpente avant de marquer un plafond, parfois à plusieurs mètres de son point d’entrée. Une recherche méthodique, des combles vers la couverture, localise la cause et évite de refaire un toit entier pour un défaut ponctuel. Il faut aussi écarter la condensation, qui produit des traces voisines sans lien avec la pluie.

Couverture

Comment sont couverts les immeubles lyonnais

Dans le Rhône, la tuile creuse en terre cuite, dite tuile canal ou tige de botte, a couvert les toits pendant des siècles. Elle se pose en deux rangs alternés : les tuiles de courant, arrondi vers le bas, recueillent l’eau, et les tuiles de couvert, arrondi vers le haut, recouvrent les joints. L’unité départementale de l’architecture et du patrimoine du Rhône indique pour elle une pente de 28 à 35 %, ce qui donne ces toitures peu inclinées caractéristiques des quartiers anciens.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle sont apparues les tuiles à emboîtement, puis, vers 1950, les tuiles romanes industrielles, posées sur des pentes un peu plus fortes. Les faîtages et les rives sont traditionnellement scellés au mortier de chaux. Sur un immeuble, la couverture s’achève en bas de pente par une gouttière pendante ou par un chéneau caché derrière la corniche.

Tuiles

Tuiles glissées, cassées ou fatiguées

La tuile creuse tient d’abord par son poids et par le recouvrement. Avec le temps, une tuile de couvert peut glisser, laissant un vide par lequel l’eau atteint le support. Une tuile fendue par le gel, par la grêle ou par le passage d’un intervenant crée une entrée d’eau directe. Les mousses et les débris accumulés dans les tuiles de courant freinent l’écoulement et font refouler l’eau sous les recouvrements lors des fortes pluies.

Sur les toitures anciennes, il n’existe pas toujours d’écran sous les tuiles. La moindre tuile déplacée laisse alors l’eau tomber sur les liteaux, les voliges ou l’isolant. Une vérification régulière de la couverture, surtout après un épisode de vent ou de grêle, permet de remettre en place les éléments avant que l’eau n’atteigne les plafonds.

Évacuation

Gouttières, chéneaux et descentes

Le bas de la couverture concentre toute l’eau du pan. Une gouttière ou un chéneau encombré de feuilles déborde à chaque orage, et l’eau passe derrière la corniche, mouille le haut de la façade ou entre dans les combles. Un chéneau percé par la corrosion fuit directement vers l’intérieur.

Les traces typiques sont des taches en haut des murs du dernier étage, sous la corniche, ou une bande humide au plafond le long de la façade. Les descentes d’eaux pluviales doivent aussi être contrôlées : un coude bouché ou un raccord disjoint inonde un mur sur toute sa hauteur. L’unité départementale de l’architecture et du patrimoine recommande en milieu urbain des gouttières pendantes en zinc, correctement dimensionnées pour la surface du pan.

Chenau encombre de feuilles au bas d une toiture en tuiles canal

Un chéneau encombré déborde et renvoie l’eau vers la corniche et les combles.

Points singuliers

Faîtages, rives, souches et fenêtres de toit

Les faîtages et les rives scellés au mortier se fissurent avec les années. Quand le scellement se détache, les tuiles bougent et l’eau s’infiltre en tête de pente ou en bordure de toit. Les souches de cheminée traversent la couverture : leur raccord par un solin ou une bande de plomb se décolle, l’enduit de la souche se fissure, et l’eau descend le long du conduit. Elle peut ressortir plusieurs étages plus bas, autour d’un ancien conduit.

Les fenêtres de toit ajoutées lors de l’aménagement de combles sont un autre point sensible. Sur une pente faible en tuiles creuses, leur raccord exige des accessoires adaptés et une pose soignée. Les noues, angles rentrants où deux pans se rejoignent, reçoivent beaucoup d’eau et supportent mal un défaut de pente ou un engorgement.

Diagnostic

Infiltration ou condensation sous la toiture

Une infiltration se manifeste par une auréole au plafond ou en haut d’un mur, une peinture qui cloque, un plâtre qui se décolle, parfois des gouttes pendant l’averse. Dans les combles, on repère des coulures sur la charpente, du bois noirci, des voliges ou un isolant mouillés. Une tache qui réapparaît après la pluie et sèche ensuite signe une entrée d’eau active.

La condensation trompe facilement. Sous une couverture peu ventilée, la vapeur du logement traverse le plafond, se condense sous les tuiles froides en hiver et retombe sur l’isolant. Les traces apparaissent alors par temps froid et sec, sur de grandes surfaces, avec une humidité élevée dans le logement. Une auréole sèche aux contours nets peut aussi être la trace d’une fuite ancienne déjà réparée : la mesure de l’humidité dans le matériau fait la différence.

Recherche

Remonter jusqu’à l’entrée d’eau

L’eau qui passe sous les tuiles glisse sur les liteaux et la charpente en suivant la pente. La recherche commence donc dans les combles, en remontant les coulures depuis la zone touchée. Elle se poursuit sur la toiture, en inspectant les tuiles, les scellements et les raccords situés en amont, avec un équipement de sécurité adapté.

Un arrosage contrôlé, pan par pan et en commençant par le bas, peut confirmer l’origine. La caméra thermique aide à cartographier les zones humides des plafonds. Cette démarche évite de financer une réfection complète quand une rive, un solin ou quelques tuiles suffisent à expliquer l’infiltration.

Plafond sous combles avec aureole d infiltration pres d une poutre

Une auréole au plafond sous les toits signale une entrée d’eau à rechercher en amont.

Travaux

Réparer dans les règles et à la bonne charge

Selon la cause, il faut remettre en place ou remplacer des tuiles, refaire un faîtage ou une rive au mortier de chaux, reprendre un solin, nettoyer et réparer un chéneau, reprendre le raccord d’une fenêtre de toit. Les services du patrimoine recommandent de réemployer les tuiles creuses anciennes en bon état, en tuiles de couvert. Quand la couverture est usée sur de grandes surfaces, une réfection complète devient nécessaire.

Dans le site patrimonial remarquable et aux abords des monuments historiques, les travaux qui modifient l’aspect de la toiture sont soumis à l’accord de l’architecte des bâtiments de France. La toiture, les chéneaux et les souches sont des parties communes : leur réparation incombe au syndicat des copropriétaires, tandis que l’indemnisation des dommages dans les logements suit les contrats d’assurance et la convention entre assureurs. Une fenêtre de toit posée par un copropriétaire peut rester sous sa responsabilité selon l’autorisation obtenue.

Dernier étage

Acheter sous les toits et entretenir

Avant d’acheter au dernier étage, examinez les plafonds et le haut des murs, demandez la date de la dernière intervention sur la couverture et lisez les procès verbaux d’assemblée générale. Des infiltrations répétées ou une réfection de toiture votée pèsent sur votre budget. Le bilan avant achat comprend l’examen des combles quand ils sont accessibles.

Côté copropriété, un nettoyage annuel des chéneaux et un contrôle des points singuliers par un couvreur réduisent nettement le risque. Les occupants du dernier étage ont intérêt à jeter un œil à leurs plafonds après chaque orage violent et à signaler sans attendre toute trace nouvelle au syndic, photos datées à l’appui. Si une tache apparaît déjà, l’expertise humidité distingue infiltration et condensation, localise l’origine et fournit une base solide pour le dialogue avec le syndic et les assureurs.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une tuile creuse peut elle laisser passer l’eau ?

Une tuile saine non. L’eau passe par les tuiles glissées ou fendues, les scellements dégradés et les raccords autour des ouvrages.

Qui paie la réparation de la toiture en copropriété ?

La couverture est une partie commune : sa réparation relève du syndicat des copropriétaires.

Comment distinguer infiltration et condensation sous un toit ?

L’infiltration suit la pluie et reste localisée. La condensation apparaît par temps froid et sec, sur de grandes surfaces.

Faut il refaire toute la toiture après une infiltration ?

Pas forcément. Une recherche méthodique permet dans bien des cas de réparer seulement le point défaillant, à condition d’avoir vérifié l’état général de la couverture.

Les travaux de toiture demandent ils une autorisation à Lyon ?

Ils relèvent des règles d’urbanisme et, dans les secteurs protégés, de l’accord de l’architecte des bâtiments de France.

Une ancienne tache au plafond signifie t elle une fuite active ?

Pas nécessairement. La mesure de l’humidité dans le matériau indique si l’eau arrive encore.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • UDAP du Rhône, fiche conseil sur les couvertures dans le Rhône
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété, Légifrance
  • Convention IRSI, France Assureurs
  • Code du patrimoine, travaux en site patrimonial remarquable, Légifrance


"Cave
Humidité

Cave voûtée humide dans un immeuble lyonnais : normal ou alarmant ?

Humidité

Cave voûtée humide dans un immeuble lyonnais : normal ou alarmant ?

Voûte en pierre qui perle, odeur de terre, cartons qui moisissent, dépôts blancs au pied des murs : descendre à la cave d’un immeuble ancien de Lyon, c’est entrer dans un milieu humide par nature. Reste à savoir à partir de quand cette humidité devient un désordre. Voici les repères pour en juger et savoir qui doit agir.

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L’essentiel

Une cave enterrée ne sera jamais aussi sèche qu’un logement : ses murs touchent le sol, sa température reste fraîche toute l’année et l’air s’y renouvelle lentement. Une humidité ambiante élevée, quelques efflorescences et une odeur de terre font partie de son fonctionnement normal. L’alerte commence avec l’eau liquide : ruissellement sur une paroi, flaque qui se reforme, sol détrempé après un orage, trace de niveau sur les murs. Une odeur d’égout, des joints qui se vident, des pierres qui se délitent ou une humidité qui gagne le rez de chaussée relèvent aussi du désordre. Les causes possibles sont une fuite de réseau, une infiltration depuis la cour ou la rue, une ventilation supprimée ou, près du Rhône et de la Saône, une remontée de nappe.

Construction

Une cave voûtée, un ouvrage conçu pour composer avec l’eau

Sous les immeubles anciens lyonnais, les caves sont bâties en maçonnerie de pierre ou de moellons liés au mortier de chaux, couvertes de voûtes en pierre ou en brique. Elles sont partagées en box par des cloisons en bois ou en maçonnerie légère et ventilées par des soupiraux ouverts en partie haute sur la rue ou la cour.

Ces murs n’ont jamais été étanches. L’eau du sol migre lentement dans la maçonnerie, s’évapore en surface et repart avec l’air renouvelé par les soupiraux. Le mortier de chaux, souple et perméable, accompagne ces échanges. Cet équilibre tient tant que la ventilation fonctionne et que les apports d’eau restent modestes. Il se rompt dès qu’on bouche les ouvertures, qu’un enduit ciment enferme l’eau dans le mur ou qu’une canalisation se met à fuir.

Repères

L’humidité qu’il faut accepter

Une sensation de fraîcheur constante, une odeur de terre, une humidité relative élevée et quelques traces de salpêtre sur les parois sont normales dans une cave enterrée. Elles imposent seulement de ne pas y stocker sans protection des papiers, des textiles ou des meubles en bois, qui se dégradent vite.

Les murs peuvent aussi être mouillés au toucher en plein été. L’air chaud et chargé de vapeur qui entre par les soupiraux rencontre des parois restées fraîches et se condense. Cette condensation estivale ne traduit aucune fuite. Elle diminue quand l’air circule bien et que l’on ventile plutôt aux heures fraîches.

Un hygromètre laissé quelques semaines dans la cave donne une idée utile : une humidité élevée mais stable, sans eau visible, relève du fonctionnement normal. Une humidité qui grimpe brutalement après chaque pluie signale au contraire un apport d’eau à rechercher.

Alerte

Les signes d’un véritable désordre

L’eau liquide est la frontière. Un filet qui coule sur un mur, une flaque qui revient après chaque pluie, un sol boueux, une ligne horizontale de dépôts laissée par une montée d’eau : il y a un apport anormal. Une odeur d’égout désigne une fuite sur une canalisation d’évacuation. Des joints qui se creusent, des pierres qui s’écaillent par plaques ou une voûte qui perd ses mortiers montrent que l’eau attaque la maçonnerie.

Deux autres signes justifient un examen rapide : l’humidité qui monte dans les murs des logements ou des commerces du rez de chaussée, et l’apparition de fissures dans une voûte ou d’un affaissement du sol de la cave.

Mur de cave en moellons avec efflorescences blanches et traces d eau

Les dépôts blancs au pied des murs viennent de l’évaporation d’une eau chargée de sels à travers la pierre.

Origines

D’où vient l’eau en trop

Les réseaux arrivent en tête : colonne d’eaux usées en fonte fissurée, raccords en grès disjoints, regard non étanche, conduite d’eau potable qui suinte. Viennent ensuite les infiltrations depuis l’extérieur : cour sans pente ni drainage, trottoir qui renvoie l’eau vers la façade, descente d’eaux pluviales qui se vide au pied du mur.

Les soupiraux obturés pour arrêter le froid ou les nuisibles suppriment la ventilation et font monter l’humidité en quelques mois. Lors d’orages violents, le réseau public peut se mettre en charge et refouler dans les sous sols. Le règlement d’assainissement de la Métropole de Lyon impose d’ailleurs que les installations privées situées sous le niveau de la rue résistent à cette mise en charge : c’est au propriétaire, donc à la copropriété, de s’en protéger.

Rhône et Saône

Caves proches des fleuves : le risque inondation

Lyon est couverte par le plan de prévention des risques d’inondation du Rhône et de la Saône sur le territoire du Grand Lyon. Il retient comme références la crue de la Saône de 1840, la plus forte connue sur cette rivière, et les crues du Rhône de 1856 et de 1928. Le zonage distingue le débordement direct des fleuves et les secteurs exposés à la remontée de nappe et à la saturation des réseaux, où le premier niveau de sous sol peut être touché.

Une cave peut donc prendre l’eau par le sol ou par les réseaux sans que les quais soient submergés. Pour savoir si une adresse est concernée, consultez l’état des risques et Géorisques. Dans ces secteurs, évitez de stocker en cave des biens de valeur ou des produits polluants.

Ventilation et réseaux

Ventiler la cave et contrôler les canalisations

Rouvrez les soupiraux et posez des grilles fines contre les nuisibles, dégagez les couloirs, éloignez les objets des murs et ajourez les portes des box pour que l’air circule. Une ventilation traversante, entre deux façades, donne les meilleurs résultats. Chauffer la cave ou l’enduire d’un revêtement étanche déplace le problème vers les murs et le rez de chaussée.

Les canalisations d’évacuation qui traversent la cave se surveillent : traces de fuite, odeurs, joints dégradés. Une inspection par caméra contrôle les tronçons enterrés. Selon le règlement métropolitain, la Métropole entretient la partie du branchement située sous le domaine public, et les installations privées jusqu’au regard de branchement restent à la charge du propriétaire.

Lampe torche eclairant un couloir de caves voutees avec portes de box en bois

Une lampe et un humidimètre suffisent pour repérer les zones où l’eau arrive dans la cave.

Structure et copropriété

Quand la structure est en jeu, et qui doit agir

Une eau persistante vide les joints, délite les pierres et fait perdre leur cohésion aux mortiers. Or les murs et les voûtes de cave portent l’immeuble : leur dégradation prolongée peut se traduire, à terme, par des fissures et des tassements dans les étages. Sur les pentes des collines lyonnaises, où le sous sol est sensible aux mouvements de terrain, maîtriser les écoulements d’eau compte encore davantage.

Murs, voûtes, couloirs, soupiraux et réseaux communs sont des parties communes : leur entretien revient au syndicat des copropriétaires. Chaque copropriétaire répond de son box et de son usage. Si vous constatez une humidité anormale, prévenez le syndic par écrit avec photos, et demandez qu’un diagnostic précède tout vote de travaux en assemblée générale.

Achat

Visiter la cave avant d’acheter

La cave n’est qu’une annexe du lot, mais elle en dit long sur l’immeuble. Demandez toujours à la voir, lampe en main, et regardez le pied des murs, les voûtes et le passage des canalisations. Une cave ventilée, aux maçonneries saines, rassure. Une cave qui sent l’égout, montre des traces de crue ou des voûtes dégradées annonce des travaux de copropriété et peut expliquer une humidité au rez de chaussée. Croisez cette visite avec les procès verbaux d’assemblée générale et l’état des risques.

Le bilan avant achat comprend l’examen de la cave lorsque l’accès est possible. En cas de doute sur une cave existante, l’expertise humidité fait la part entre humidité normale et désordre et oriente les travaux. Nos pages par secteur détaillent nos interventions à Lyon et dans le Rhône.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Est il normal qu’une cave voûtée soit humide ?

Oui, dans une certaine mesure : fraîcheur, odeur de terre et quelques efflorescences sont normales. Ruissellement, flaques, odeur d’égout ou maçonnerie qui se délite ne le sont pas.

Faut il boucher les soupiraux en hiver ?

Non. Ils assurent la ventilation de la cave. Des grilles fines suffisent contre les nuisibles.

Qui répare une canalisation qui fuit dans la cave ?

Les réseaux communs relèvent du syndicat des copropriétaires. La partie du branchement située sous la voie publique relève de la Métropole de Lyon.

Comment savoir si ma cave est en zone inondable ?

Consultez l’état des risques de l’adresse et Géorisques, qui reprennent le zonage du plan de prévention des risques d’inondation du Rhône et de la Saône.

Peut on chauffer ou étancher une cave pour l’assainir ?

C’est déconseillé : l’eau se reporte vers les murs et le rez de chaussée. Mieux vaut ventiler et supprimer les apports d’eau.

Une cave humide peut elle fragiliser l’immeuble ?

Oui, à long terme, si l’eau dégrade les murs et les voûtes qui portent le bâtiment.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Préfecture du Rhône, PPRNi du Rhône et de la Saône sur le territoire du Grand Lyon
  • Métropole de Lyon, règlement du service public d’assainissement
  • Géorisques, état des risques et arrêtés de catastrophe naturelle
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété, Légifrance


"Studio
Humidité

Moisissures dans un petit logement à Lyon : condensation ou infiltration ?

Humidité

Moisissures dans un petit logement à Lyon : condensation ou infiltration ?

Taches noires dans les angles, vitres embuées au réveil, odeur de cave dans la penderie : un petit logement lyonnais réunit vite les conditions d’une prolifération de moisissures. Avant de repeindre ou d’acheter un déshumidificateur, il faut savoir si l’eau vient de l’air intérieur ou de l’extérieur. Voici les repères pour trancher.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La condensation et l’infiltration laissent des traces voisines mais n’ont ni la même origine ni le même remède. La condensation naît de la vapeur produite par les occupants, qui se dépose sur les parois les plus froides lorsque l’air n’est pas renouvelé : elle touche les angles, les tableaux de fenêtres et l’arrière des meubles, et recule quand on aère. L’infiltration provient d’un apport d’eau extérieur (couverture, façade, canalisation, logement voisin) et dessine une tache localisée qui réagit à la pluie ou à l’usage d’un équipement. Seules des mesures de l’air et des matériaux permettent de conclure avec certitude. Le traitement suit le diagnostic : ventilation et usage dans le premier cas, suppression de la source d’eau dans le second.

Diagnostic

Deux origines, deux remèdes opposés

Face à des moisissures, la première question n’est pas « avec quel produit nettoyer ? » mais « d’où vient l’eau ? ». Cette humidité peut venir de l’air ambiant, chargé de la vapeur produite dans le logement, ou d’un apport d’eau liquide qui traverse une paroi. Dans le premier cas on parle de condensation, dans le second d’infiltration ou de fuite.

Confondre les deux coûte cher. Installer une ventilation puissante ne réglera pas un chéneau percé, et refaire l’étanchéité d’une façade ne changera rien à une salle d’eau sans extraction. Les deux phénomènes peuvent aussi coexister : un mur légèrement humidifié par une infiltration devient plus froid et attire en plus la condensation, ce qui brouille les pistes.

Petites surfaces

Pourquoi un petit logement lyonnais condense davantage

Un ménage rejette chaque jour plusieurs litres d’eau sous forme de vapeur : cuisson, douches, linge, respiration, plantes. Dans un grand appartement, ce volume se dilue. Dans un studio de vingt ou trente mètres carrés, il se concentre, et l’humidité relative monte vite dès que l’air stagne.

À Lyon, une part des petits logements provient de la division d’appartements anciens, dans la Presqu’île, sur les pentes de la Croix-Rousse ou dans le Vieux Lyon : pièce unique sur une seule façade, coin cuisine ouvert, salle d’eau aveugle installée dans un ancien placard, fenêtres remplacées par des menuiseries étanches sans entrée d’air. Certaines pièces donnent sur une cour étroite où les murs restent froids l’hiver.

Les anciens appartements de canuts posent un cas particulier. Leurs plafonds, qui peuvent atteindre 4 mètres, ont permis d’aménager des mezzanines. L’air chaud et humide monte vers le couchage en hauteur, près du plafond et du haut des fenêtres, où la condensation se concentre si rien n’extrait cet air.

Condensation

Les signes qui orientent vers la condensation

La condensation se dépose là où la paroi est la plus froide : vitrages et tableaux de fenêtres, angles des murs extérieurs, jonction entre mur et plafond, linteaux, murs mitoyens d’une cage d’escalier non chauffée. Les moisissures prennent la forme de petits points noirs ou gris vert, répartis en nappe, et prospèrent derrière une armoire ou un lit collés à un mur froid, faute de circulation d’air.

Le phénomène suit le rythme du logement et des saisons. Il s’installe à l’automne, culmine en hiver quand les fenêtres restent fermées et que le chauffage est coupé la journée, puis régresse au printemps. Il recule aussi après quelques jours d’aération régulière. La buée sur les vitres au lever, les joints de silicone noircis dans la salle d’eau et les traces au plafond au-dessus de la douche complètent le tableau.

Angle de mur avec points noirs de moisissures pres d une fenetre en bois

Les moisissures de condensation se concentrent dans les angles froids et autour des menuiseries.

Infiltration

Les signes qui orientent vers une infiltration

Une infiltration dessine une tache isolée, bordée d’une auréole jaunâtre ou brune, qui s’élargit ou fonce après une averse, après l’usage d’une douche ou d’un lave linge, ou sans rythme apparent lorsqu’une canalisation fuit en continu. La peinture cloque, le plâtre se ramollit, et la zone reste humide même quand l’air du logement est sec.

L’origine dépend de la position du logement. Sous les toits, il faut regarder la couverture en tuiles, les chéneaux, les solins autour des souches de cheminée et les fenêtres de toit. En étage courant, les pistes sont une façade fissurée, un appui de fenêtre dont la pente renvoie l’eau vers le mur, une descente d’eaux pluviales encastrée ou une fuite chez le voisin du dessus.

Mesures

Ce que l’expert mesure sur place

L’expert relève d’abord la température et l’humidité relative de l’air dans chaque pièce, puis la température de surface des parois suspectes avec un thermomètre infrarouge ou une caméra thermique. Il en déduit le point de rosée : si un angle ou un tableau de fenêtre descend sous cette température, la condensation y est inévitable.

Il contrôle ensuite l’humidité des matériaux avec un humidimètre, en plusieurs points et à plusieurs hauteurs. Une surface simplement mouillée par la condensation donne des valeurs faibles dans l’épaisseur, alors qu’un mur imbibé par une infiltration montre une zone concentrée, avec des valeurs qui décroissent à mesure qu’on s’éloigne de la source.

Enfin, il vérifie la ventilation existante (entrées d’air, bouches d’extraction, tirage perceptible, conduit obstrué) et interroge les occupants sur leurs habitudes de chauffage, d’aération et de séchage du linge.

Ventilation

Renouveler l’air : la mesure prioritaire

Un logement doit faire entrer de l’air neuf dans les pièces principales et extraire l’air vicié dans la cuisine et la salle d’eau, en continu. Dans le bâti ancien lyonnais, ce renouvellement reposait sur les défauts d’étanchéité des fenêtres en bois et sur les conduits de cheminée. Des menuiseries neuves sans entrées d’air et des conduits bouchés l’ont supprimé dans bien des appartements, sans que rien ne le remplace.

Les solutions dépendent de la configuration : entrées d’air sur les menuiseries, extracteur temporisé ou hygroréglable dans la salle d’eau, hotte raccordée à l’extérieur, réouverture d’un conduit existant. En copropriété, percer une façade ou créer une sortie en toiture suppose l’accord de l’assemblée générale, et les règles d’urbanisme peuvent encadrer toute modification d’aspect extérieur, en particulier dans le site patrimonial remarquable du Vieux Lyon.

Au quotidien, aérez en grand quelques minutes par jour, faites tourner la hotte et l’extracteur, gardez un chauffage régulier et écartez les meubles des murs froids.

Hygrometre numerique pose sur le rebord d une fenetre ancienne

Comparer l’humidité de l’air et la température des parois révèle le risque de condensation.

Traitement

Nettoyer, puis traiter la cause et les parois froides

Les moisissures visibles se retirent avec un produit adapté, en portant gants et masque, puis la surface doit sécher complètement avant toute finition. Repeindre sans avoir agi sur la cause est inutile : les taches reviennent en quelques semaines. Les peintures vendues comme anti humidité retardent seulement leur retour.

Certaines parois restent froides même avec une ventilation correcte : angles saillants, linteaux, about de plancher en façade. Ces ponts thermiques se traitent par une isolation intérieure, mais avec prudence dans un immeuble ancien en maçonnerie : un isolant fermé à la vapeur posé contre un mur qui a besoin de sécher peut piéger l’eau dans la maçonnerie et déplacer le problème. Les matériaux perméables à la vapeur sont alors préférables, avec une étude au cas par cas.

Bail et achat

Location, achat : qui agit et que vérifier

Le bailleur doit remettre un logement décent, protégé contre les infiltrations et doté d’une aération suffisante, et réaliser les réparations autres que locatives. Le locataire doit user normalement des lieux, aérer et entretenir les grilles et bouches de ventilation. Un rapport fondé sur des mesures tranche objectivement entre défaut du bâti (absence de ventilation, pont thermique, infiltration) et conditions d’usage, et précise les travaux à engager.

Avant d’acheter un petit logement, regardez les angles et les tableaux de fenêtres, l’arrière des placards, le plafond de la salle d’eau et le haut d’une éventuelle mezzanine. Vérifiez la présence d’entrées d’air et d’une extraction. Le bilan avant achat intègre ces mesures d’humidité et le contrôle de la ventilation.

Si les moisissures sont déjà là, l’expertise humidité dans le Rhône établit leur origine et hiérarchise les remèdes. Pour en parler, contactez nous.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Comment savoir si mes moisissures viennent de la condensation ?

Taches réparties dans les angles et autour des fenêtres, buée matinale, aggravation en hiver et amélioration après quelques jours d’aération : la condensation est l’hypothèse la plus probable. Des mesures de l’air et des parois la confirment.

Une VMC est elle obligatoire dans un appartement ancien ?

Non, une VMC n’est pas imposée dans tous les logements anciens. En revanche, un logement loué doit permettre un renouvellement de l’air adapté. Entrées d’air, extracteur ou réouverture d’un conduit peuvent suffire selon la configuration.

La mezzanine d’un appartement de canut aggrave t elle le problème ?

Elle peut l’aggraver, car l’air chaud et humide s’accumule en partie haute, près du couchage et du plafond. Une extraction efficace et une aération quotidienne limitent ce phénomène.

Un déshumidificateur règle t il le problème ?

Il abaisse l’humidité de l’air tant qu’il fonctionne, mais ne traite ni une infiltration ni une absence de ventilation.

Les moisissures sont elles dangereuses pour la santé ?

Elles dégradent la qualité de l’air intérieur et peuvent aggraver des troubles respiratoires ou allergiques. Leur cause doit être traitée rapidement.

Qui paie les travaux dans un logement loué ?

Le bailleur prend en charge les défauts du bâti, comme une infiltration ou une ventilation inexistante. Le locataire répond de l’usage et de l’entretien courant. Un rapport d’expertise permet de répartir les responsabilités.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Anses, moisissures dans le bâti et qualité de l’air intérieur
  • Décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif au logement décent, Légifrance
  • Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements, Légifrance
  • Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, articles 6 et 7, Légifrance


"Cour
Humidité

Humidité en rez de chaussée sur cour ou sur traboule à Lyon : causes et solutions

Humidité

Humidité en rez de chaussée sur cour ou sur traboule à Lyon : causes et solutions

Bas de murs qui cloquent, dépôts blancs sur l’enduit, odeur de cave, froid persistant : à Lyon, les logements en rez de chaussée sur cour ou en bordure de traboule cumulent les facteurs d’humidité. Comprendre d’où vient l’eau est la condition pour la traiter sans dépenser à perte. Voici les causes, les erreurs à éviter et l’ordre des travaux.

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L’essentiel

Un rez de chaussée ancien sur cour ou sur traboule reçoit l’humidité par plusieurs voies à la fois : remontées capillaires dans des murs sans coupure étanche, infiltrations depuis une cour mal drainée, un caniveau ou une descente défaillante, terre plaquée contre un mur sur les terrains en pente, et condensation dans des pièces peu ensoleillées et mal ventilées. Il est rare qu’une seule cause explique tout. Un diagnostic mesuré permet de faire la part de chacune et d’engager les travaux dans le bon ordre, en commençant par les apports d’eau qui relèvent des parties communes. Recouvrir le mur ou installer un déshumidificateur ne règle rien sur le fond.

Contexte

Rez de chaussée sur cour ou sur traboule : un logement à part

Dans les immeubles anciens de Lyon, le rez de chaussée sur cour abritait des ateliers, des remises, des boutiques ou des logements de service, transformés au fil du temps en habitations. Les traboules, passages qui traversent les immeubles d’une rue à l’autre, sont bordées de locaux du même type. Sur les pentes de la Croix-Rousse, la Ville de Lyon rappelle qu’elles suivent la pente du nord au sud et permettaient aux ouvriers de la soie de transporter leurs pièces de tissu à l’abri de la pluie.

Ces locaux n’ont pas été conçus pour être habités selon les standards actuels. Leur sol repose sur terre-plein ou sur une cave, leurs murs épais sont en maçonnerie de moellons, leurs ouvertures donnent sur une cour étroite ou un passage couvert où le soleil pénètre peu. Les eaux pluviales des toitures sont collectées dans la cour, et les réseaux d’évacuation de l’immeuble la traversent. Tous ces éléments rendent le rez de chaussée sensible à l’humidité.

Remontées

Les remontées capillaires

Les murs anciens reposent sur des fondations maçonnées sans coupure étanche. L’eau du sol migre dans les pores de la pierre et du mortier, comme dans une mèche, et monte dans le mur sur plusieurs dizaines de centimètres. En s’évaporant, elle dépose des sels qui font cloquer les peintures, effritent les enduits et forment des efflorescences blanches.

Le signe distinctif est un gradient : l’humidité est maximale en pied de mur et décroît avec la hauteur, sur une bande horizontale régulière. Des plinthes qui pourrissent, un enduit friable sur le premier mètre et un salpêtre visible complètent le tableau. L’humidimètre utilisé à plusieurs hauteurs confirme ce mécanisme. Si le mur est en pisé, ce qui se rencontre dans certains immeubles anciens de la région lyonnaise, l’humidité fragilise la terre elle-même et le traitement doit être adapté.

Infiltrations

Infiltrations par la cour, les réseaux et le terrain

Lorsque le sol de la cour est plus haut que le plancher du logement, mal drainé ou fissuré, l’eau de pluie s’infiltre latéralement dans le mur. Un caniveau obstrué, une descente d’eaux pluviales déboîtée au pied de la façade ou un regard non étanche aggravent la situation. Les canalisations anciennes en fonte ou en grès peuvent aussi fuir sous le plancher. Ces infiltrations se concentrent côté cour, près d’une descente ou d’un regard, et s’aggravent après la pluie.

Sur les terrains en pente, un rez de chaussée peut être de plain-pied d’un côté et partiellement enterré de l’autre : le mur arrière reçoit alors l’humidité de la terre qui s’appuie contre lui. Près du Rhône et de la Saône, la Ville de Lyon signale aussi le phénomène de remontée de nappe lors des épisodes de pluies fortes et prolongées, qui peut accentuer l’humidité des niveaux bas et des caves.

Bas de mur interieur avec peinture qui cloque et traces blanches

Peinture qui cloque et dépôts blancs en pied de mur signalent des remontées capillaires.

Condensation

La condensation, qui brouille le diagnostic

Des murs froids et humides favorisent la condensation de la vapeur produite par les occupants : cuisine, douche, linge séché à l’intérieur, respiration. Dans un logement peu ventilé, l’humidité de l’air se dépose sur les parois les plus froides, dans les angles, derrière les meubles plaqués contre les murs, et les moisissures apparaissent. Ce phénomène s’ajoute aux remontées et aux infiltrations.

Le thermo hygromètre mesure l’humidité relative de l’air et la température des parois : si une paroi est plus froide que le point de rosée, la condensation est inévitable. L’expert vérifie aussi la présence et le fonctionnement des entrées d’air et des bouches d’extraction. Un logement calfeutré pour limiter le froid voit sa condensation augmenter.

Erreurs

Les erreurs qui aggravent le problème

Plusieurs réflexes compréhensibles produisent l’effet inverse de celui recherché :

  • poser un enduit ciment, une peinture étanche ou un doublage collé sur le mur humide : l’eau bloquée monte plus haut ou ressort ailleurs, et la maçonnerie se dégrade derrière ;
  • injecter un produit contre les remontées alors que l’eau vient de la cour : le traitement ne sert à rien ;
  • boucher les entrées d’air pour gagner en confort : la condensation augmente ;
  • compter sur un déshumidificateur : il soulage sans traiter la cause.

La règle est simple : on supprime d’abord les apports d’eau, on traite ensuite le mur, on refait les finitions en dernier.

Diagnostic

Le diagnostic mesuré

L’expert mesure l’humidité des murs à plusieurs hauteurs et en plusieurs points, côté cour, côté rue et côté traboule, pour cartographier le phénomène. Il relève l’humidité de l’air et la température des parois, observe les traces et les sels, contrôle la ventilation et recherche les sources extérieures : niveau et pente de la cour, état des caniveaux et des descentes, regards, réseaux. Il examine la cave lorsqu’elle se trouve sous le logement.

Son rapport attribue à chaque cause sa part et fixe l’ordre des travaux. Notre expertise humidité répond à ce besoin. Si l’humidité s’accompagne de fissures dans les murs ou les plafonds, notre expertise fissures dans le Rhône complète l’analyse. Contactez nous pour organiser la visite.

Expert mesurant l humidite d un mur au rez de chaussee

Des mesures à plusieurs hauteurs révèlent le gradient d’humidité dans le mur.

Travaux

Travaux et responsabilités

Côté copropriété : reprise du revêtement de la cour avec une pente qui éloigne l’eau des murs, curage des caniveaux, réparation des descentes et des canalisations, ventilation de la cave, drainage en pied de façade lorsque la configuration le permet. Les murs porteurs, la cour, les réseaux communs et les descentes sont des parties communes : les désordres qui en proviennent relèvent du syndicat des copropriétaires. Côté logement : dépose des enduits étanches, enduits perméables à la chaux, entrées d’air et extraction adaptées, chauffage régulier.

Le contexte patrimonial s’invite parfois. La Ville et la Métropole de Lyon ont passé avec les propriétaires des conventions qui maintiennent l’ouverture au public de traboules et cours remarquables et prévoient un soutien financier à leur restauration et à leur entretien. Dans le Vieux Lyon, le plan de sauvegarde et de mise en valeur s’applique aussi aux intérieurs d’immeubles, qui nécessitent des autorisations spécifiques. Renseignez vous avant d’engager les travaux.

Louer, acheter

Louer ou acheter un rez de chaussée humide

Le bailleur doit fournir un logement décent au sens du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 : le logement doit notamment être protégé contre les infiltrations et les remontées d’eau et permettre une aération suffisante. Le locataire confronté à l’humidité informe son bailleur par écrit. Le rapport d’expertise distingue ce qui relève du bâti, donc du bailleur ou de la copropriété, et ce qui relève de l’usage, comme l’aération quotidienne.

Avant d’acheter, faites mesurer l’humidité des murs, inspectez la cave, la cour et la traboule, et lisez les procès verbaux d’assemblée générale : des travaux de cour ou de réseaux ont ils été votés, des plaintes ont elles été enregistrées ? Le bilan avant achat intègre ces vérifications et précise la nature des travaux à prévoir.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Pourquoi mon rez de chaussée sur cour est il humide ?

Remontées capillaires, infiltrations depuis la cour ou les réseaux, terre contre les murs sur les terrains en pente et condensation se combinent. Un diagnostic mesuré identifie la part de chacune.

Une injection règle-t-elle le problème ?

Seulement si les remontées capillaires sont la cause principale et que les apports extérieurs ont été supprimés.

Qui paie les travaux de cour ou de traboule ?

La cour et les passages communs sont des parties communes : le syndicat des copropriétaires. Pour certaines traboules sous convention, un soutien financier public existe.

Un déshumidificateur suffit il ?

Non. Il soulage ponctuellement sans traiter la cause de l’humidité.

Peut on isoler les murs d’un rez de chaussée humide ?

Pas avant d’avoir traité l’humidité. Un doublage posé sur un mur humide aggrave les désordres.

Combien coûte une expertise humidité ?

Le montant dépend du logement et de la mission. Il figure sur notre page nos tarifs, et vous pouvez nous contacter pour en parler.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif au logement décent, Légifrance
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété, Légifrance
  • Ville de Lyon, rénovation des bâtiments classés et des traboules
  • Ville de Lyon, les risques majeurs


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